Grande Piazza, le nouveau défi osé de la saga Blanchart - Les frères Jérôme et Jonathan Blanchart dans leur nouvelle adresse, La Grande Piazza. - Camille Vernin

Grande Piazza, le nouveau défi osé de la saga Blanchart

Chez les frères Blanchart, chaque projet est une déclaration d’amour à Bruxelles. Avec Grande Piazza, leur trattoria décomplexée qui ouvre ce vendredi 11 avril, ils transposent la douceur de vivre italienne sur l’esplanade ixelloise.
sosoir
Photo
D.R.

Après les Brasseries Georges, le Spirito ou encore Poncho à Waterloo, Jérôme et Jonathan Blanchart s’attaquent à un quartier en pleine mue : le Cimetière d’Ixelles. Leur nouvelle adresse ? La Grande Piazza. Une trattoria qui, sans tambour mais avec beaucoup de second degré, entend bien repositionner le sud d’Ixelles sur la carte food de la capitale.

Encore plus de contenu « à table » avec en vidéo notre visite chez Brut, le resto qui fait faire le tour du monde des saveurs sans quitter Bruxelles :

Jérôme et Jonathan dégagent la coolitude calme de ceux qui n’ont plus rien à prouver. Et pour cause : depuis plus de vingt ans, leur nom est associé à certains des lieux les plus marquants du paysage horeca bruxellois. Ensemble, ils pilotent le groupe Art Blanc, une sorte de fabrique à concepts bien sentis où chaque adresse est imaginée comme une destination assumée. La dernière en date ? La Grande Piazza, plantée au cœur du Cimetière d’Ixelles. Une trattoria solaire, accessible et sans chichis, pensée comme une place publique version dolce vita. Et comme toujours avec les frères Blanchart, ce n’est pas un simple resto, c’est un écosystème.

« On ne crée pas des restaurants, on crée des ADN »

Chez les Blanchart, le concept suit l’endroit, pas l’inverse. « Nos adresses sont toutes des lieux de destination. On ne cherche pas la rue avec le plus de passage, mais le lieu avec le bon potentiel d’implantation », explique Jérôme. Ce qui prime ? Le triptyque des « 3 A » : l’adresse, la taille et le décor. « Avec le Spirito, on n’avait que deux A. Pas le bon emplacement, mais un volume et un décor exceptionnels. À La Grande Piazza, on coche tout. » Soleil toute la journée, grande terrasse, visibilité à 360°… C’est le genre d’endroit qui donne envie de poser ses valises pour quelques heures, de midi à minuit.

Avec Grande Piazza, on coche tout : l’adresse, la taille et le décor
Jérôme Blanchart, CEO du groupe Art Blanc

Et le concept ? « On ne savait pas encore ce qu’on allait faire, mais on a observé : quel public, quel pouvoir d’achat, quelle offre manquante. Et on a vu qu’il n’y avait pas de bon Italien dans le coin ». De là, la trattoria. « Avec un panier moyen autour de 30-35€, on reste dans quelque chose d’accessible, en phase avec les besoins du quartier. » Au menu ? Neuf pizzas à la carte, des pastas, des viandes, du spritz et une déco qui évite les clichés – on est loin du Napoli de carte postale. « C’est italien, oui, mais c’est surtout Bruxelles. Un endroit où on se retrouve en couple, entre potes, ou après le sport. On voulait une ouverture d’esprit total ».

Grande Piazza, le nouveau défi osé de la saga Blanchart - D.R. - Camille Vernin
La façade monumentale de la nouvelle Grande Piazza, perchée sur le rond-point du Cimetière d’Ixelles. - D.R.

Une vision à 360 degrés

Jérôme et Jonathan préfèrent parler d’écosystème que de restaurant. Les clients veulent une expérience totale aujourd’hui, une cohérence olfactive, sonore, visuelle. « Quand tu appelles les Brasseries Georges, tu entends une musique parisienne. La Grande Piazza ? Musique italienne. On pense à tout, jusque dans la messagerie vocale. » Ils parlent aussi d’un tournant : celui d’un groupe qui, après des années de bouche-à-oreille, investit enfin dans la com’ – « parce qu’aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, les gens consomment avec les yeux. Ils peuvent tout savoir sur nous sans être venus, et comparer sans être venus ».

Leur communication est à l’image du projet : décalée, drôle, efficace. On y voit leur équipe se mettre en scène avec autodérision, loin du glamour lisse à la Big Mamma. « On ne voulait pas qu’on dise ‘ah c’est le groupe Art Blanc donc ça va être snob’. Justement, on casse les codes. C’est un quartier plus dur, on veut du fun, du second degré. »

Grande Piazza, le nouveau défi osé de la saga Blanchart - Camille Vernin
Ambiance dolce vita chez Le

Un nouveau hub à Ixelles ?

Avec La Grande Piazza, les frères Blanchart rêvent plus large. « On pense que le Cimetière d’Ixelles peut devenir un vrai pôle. » La rénovation à venir de la chaussée de Boondael, l’arrivée de commerces plus pointus, la multiplication des spots comme Mylène ou Ginette, tout semble converger. « Ce qu’on propose, c’est un resto à deux pas de chez toi, pour lequel tu n’as pas besoin de prendre la voiture. C’est aussi ce que les gens regardent quand ils emménagent dans un quartier. »

Une réussite qui ne fait pas oublier les galères du secteur. « C’est un métier de passion. Les revenus restent faibles par rapport à l’intensité du travail. Mais on a cette chance de pouvoir réinjecter les bénéfices de nos anciennes adresses dans les nouveaux projets. » Et surtout, une philosophie du collectif très marquée. « On fait vivre des quartiers, on emploie 35 à 40 personnes par maison, on forme en interne parce que le marché manque de profils qualifiés. Chez nous, ce qui compte, c’est le savoir-être et l’envie. On forme ensuite sur le reste. »

Ce qu’on propose, c’est un resto à deux pas de chez toi, pour lequel tu n’as pas besoin de prendre la voiture. C’est aussi ce que les gens regardent quand ils emménagent dans un quartier.
Jérôme Blanchart, CEO d’Art Blanc

Des entrepreneurs, pas des gourous

S’ils devaient citer une inspiration ? « Nous en avons tellement, du CEO d’Accor au petit restaurateur du coin qui fait son kombucha tout seul dans son garage. Nous n’avons rien inventé. Nous avons tout piqué à droite à gauche. Un menu ici, une tenue là-bas, un système de réservation ailleurs… » Ils citent néanmoins la Compagnie ABC (Bar du Marché, café du Luxembourg, bar du Matin, Café Tulipant, Dinghi…) menée par trois potes qui ont su rester soudés malgré le business. « C’est rare et admirable. Nous sommes bien placés pour connaître la difficulté de rester bon tout en gardant une bonne entente entre proches. »

Et ensuite ? Pas de rêve mégalo à l’horizon. « On est déjà bien comme ça. Mais si je devais joindre l’utile à l’agréable, j’ouvrirais un resto de plage pour bosser les pieds dans le sable, » confie Jérôme. En attendant, Bruxelles reste leur terrain de jeu. Et avec La Grande Piazza, les frères Blanchart démontrent une fois encore ce qui fait leur patte : une capacité à lire un lieu avant même de le définir, à sentir ce qu’un quartier peut accueillir, à faire naître un projet en écoutant le terrain plutôt qu’en plaquant un concept. Rien d’ostentatoire, juste une manière instinctive d’habiter la ville.

Grande Piazza, le nouveau défi osé de la saga Blanchart - D.R. - Camille Vernin
Art Blanc, c’est avant tout une histoire de famille depuis plus de 50 ans. - D.R.

Ne manquez plus aucune actualité lifestyle sur sosoir.lesoir.be et abonnez-vous dès maintenant à nos newsletters thématiques en cliquant ici.

Contenus sponsorisés

Magazine

MagazineJe découvre
SO FRIEND

SO FRIEND

So soir est une communauté… Découvrez nos concours et avantages so friend!

je découvre
CARNET D’ADRESSES

CARNET D’ADRESSES

Découvrez les bons plans sorties avec SoSoir

je découvre
MASTERCLASS

MASTERCLASS

Découvrez comment sublimer votre plateau de fromages.

je découvre