Certains duos mère-fille fascinent. À l’écran et sur les podiums, on pense immédiatement à Vanessa Paradis et Lily-Rose Depp, à Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni ou encore à Cindy Crawford et Kaia Gerber, mais chez nous, un autre duo de mère-fille s’est imposé comme une aventure à suivre de près : celui formé par Jill Vandermeulen et sa fille Bella-June. Elles partagent un bout d’ADN et leur quotidien. L’une est influenceuse, entrepreneure, slasheuse – comme on aime aujourd’hui le dire –, mais elle est surtout maman de quatre enfants. L’autre, adolescente bien dans son époque, regarde le monde avec une maturité désarmante. Jill Vandermeulen – que l’on a découverte à la télé, mais qui s’est fait connaître sur les réseaux comme Silent Jill – et sa fille aînée, Bella-June, forment un duo aussi fascinant que complémentaire. À l’heure où les modèles familiaux se réinventent, leur relation nous a donné envie d’en comprendre les codes.
Encore plus de contenu « people » avec en vidéo l’interview de Clémentine Galley, la créatrice du podcast Bliss Stories qui nous parle de sororité :
À première vue, rien ne les rapproche physiquement : Bella-June a la peau métisse, les cheveux bouclés et les yeux d’un marron profond ; Jill est claire de peau, a les cheveux lisses et les yeux verts. Mais il suffit de quelques secondes pour percevoir ce qui les unit : une complicité immédiate, et des regards qui se cherchent et se comprennent sans mot dire. Nous les avons rencontrées chez elles, le temps d’un shooting et d’un échange sur leur relation si particulière. En matière de descendance, Jill semble avoir assuré ses arrières : Bella-June semble marcher dans les pas de sa mère et avoir une voix toute tracée. Pourtant, sous ses pommettes saillantes et son regard curieux, la jeune fille ne rêve pas d’une trajectoire en miroir. Derrière sa personnalité affirmée, Bella-June semble déjà en quête de sa propre voie.
Comment décririez-vous votre relation mère-fille ?Jill : C’est une relation mère-copine. On peut rigoler, partager des moments super légers, mais il y a aussi un cadre. Je peux être la maman sévère quand il le faut, et la maman cool quand c’est le moment.Bella-June : J’ai une maman vraiment cool, je la vois vraiment comme ma meilleure amie. Elle m’apaise.Est-ce que tu voudrais faire le même métier que ta maman ?Bella-June : Son métier ne me déplaît pas, mais ce n’est pas ce qui m’attire le plus. J’aimerais bien continuer le mannequinat, et sinon, peut-être faire du droit ou de la criminologie. J’aime bien le cinéma aussi, ça ne me dérangerait pas d’en faire…À quoi ressemblent vos moments mère-fille ?Jill : On s’organise souvent des moments à deux : un resto, une activité, une séance ciné. Des petits moments à nous, quoi. Les trucs paranormaux, les thrillers… c’est notre dada. Mon copain, Simon, déteste ça. Alors quand j’ai envie d’un bon film qui fait peur, je prends Bella avec moi. Elle est toujours partante. Bella-June : On adore les films d’horreur, c’est notre passion commune. Par contre les sorties avec mes copines, elle n’a pas le droit, faut pas abuser !Votre relation semble parfois dépasser le cadre mère-fille, on pourrait presque vous prendre pour des sœurs ou des amies. Est-ce que c’est quelque chose que vous ressentez vous aussi ?Jill : C’est vrai, notre relation a parfois des allures de lien fraternel ou amical. En même temps, j’ai eu Bella, j’avais 22 ans, j’étais très jeune. C’est aussi cela qui crée une forme de complicité différente. On se dispute aussi, comme des sœurs ou comme des copines. Mais ce qui est beau, c’est qu’on revient toujours l’une vers l’autre. On s’excuse. Que ce soit elle ou moi, on sait reconnaître quand on a blessé l’autre. Il y a cette maturité dans notre relation, cette capacité à se pardonner. Bella est devenue mon alliée, vraiment. Avec le temps – et ce sera encore plus fort quand elle sera adulte –, je la vois comme une meilleure amie ou une sœur. Quand elle sent qu’il y a une injustice à mon égard, elle prend immédiatement ma défense. Elle se positionne, elle me protège. C’est une vraie force à mes côtés.Bella-June : Je ne fais rien en cachette car chez nous, il n’y a pas de sujets interdits. Mes copines, il leur arrive de mentir à leurs parents, moi, je n’en ressens pas le besoin. Ma maman me met des limites, elle m’explique les choses. Et je sais qu’elle ne me juge pas et que je peux tout lui dire…Quelles sont les valeurs que tu souhaites transmettre à tes enfants ?Jill : L’ouverture d’esprit avant tout. J’ai grandi dans un environnement où certaines choses étaient un peu taboues, où je n’osais pas parler. Alors que chez nous, on peut tout se dire. C’est essentiel pour moi que mes enfants sentent qu’ils peuvent venir me parler de tout, sans peur d’être jugés. Je préfère mille fois qu’ils me racontent leurs envies, même leurs bêtises, plutôt que de le faire en cachette. Moi, à son âge, je faisais tout en cachette, et je me suis parfois mise en danger. J’essaye aujourd’hui de fonctionner avec plus de confiance et de dialogue. En retour, si elle me prouve qu’elle est responsable, elle gagne en liberté.Étant donné que tu partages une partie de ta vie familiale sur tes vlogs et ton Instagram, est-ce que le fait d’exposer tes enfants à une visibilité publique t’inquiète parfois ?ill : J’ai un contrôle total sur ce qui est diffusé, évidemment. Et pour moi, ça doit toujours rester dans certaines limites. Quand on regarde mes vlogs, on pourrait croire que je montre tout, que j’inclus vraiment les gens dans ma vie privée. Mais il faut savoir que 30 minutes de vlog représentent en réalité trois à quatre jours de vie. Donc, c’est extrêmement peu, ce sont juste des bribes du quotidien. Je montre uniquement ce que j’ai envie de montrer. Par exemple, je ne vais jamais filmer une dispute avec mes enfants. Je ne vais pas sortir ma caméra s’ils se disputent ou s’ils ne veulent pas débarrasser la table. Ça me semble inconcevable. Pour moi, ce serait vraiment empiéter sur leur vie privée, et c’est là qu’on peut avoir des dérives : un public qui se sent trop concerné et commence à prendre parti, que ce soit pour moi ou pour eux. Je veux éviter les moqueries, que ce soit à l’école ou ailleurs. Je protège mes enfants de ça.Et il y a déjà eu des moqueries à l’école ?Bella-June : Oui. Quand j’étais en première ou deuxième, je le vivais assez mal, parce que c’était vraiment méchant. Mais maintenant, je m’en fiche un peu et si je n’ai pas envie d’être filmée, je lui dis clairement et elle respecte ça.Bella June a aussi un compte public désormais. Quelles sont les règles et les limites ?Jill : Elle a un compte privé avec seulement ses amis, rien de public et elle a aussi un compte public, plus pro, car elle est en agence de mannequinat. Là, on choisit ensemble ce qu’elle publie. Mais je veux qu’elle ait aussi un jardin secret, pour ne pas être constamment sous l’œil des abonnés de sa maman.Si vous deviez définir un moment du quotidien qui reflète votre complicité ?Jill :(Elle réfléchit)… On se vole nos fringues tout le temps. Un peu comme deux sœurs qui vivent dans la même maison. Parfois je vois Bella avec ma bague, mon collier, ma montre… Et je me dis « Mais où sont mes affaires ? » Je sais qu’elles sont dans sa chambre. Bella-June : Récemment, elle m’a regardée et elle a dit « Joli jean ! »… c’était le sien que je lui avais emprunté ! Jill : Je suis flattée en vrai, je me dis que je ne suis pas encore vieille en termes de style. Si elle me pique mes fringues, c’est que je suis encore dans le coup.(rires)Jill, quel a été le pire cadeau que tu aies reçu pour la fête des mères ?Jill : Ce devait être sans doute un collier en pâtes ou encore une sculpture réalisée avec des pinces à linge. Des créations vraiment… uniques !Bella-June, si tu devais organiser la journée idéale pour célébrer la fête des mères pour ta maman, qu’est-ce que tu ferais ?Bella-June : En général, pour la fête des mères, je commence par lui préparer un petit déjeuner au lit. L’année dernière je lui avais fait des œufs avec de la truffe dessus. Elle adore ensuite se détendre devant un film, avec un thé, des chocolats et surtout avec… du saucisson ! (Elles rigolent)