Beaucoup vous connaissent via les réseaux sociaux et vos collaborations avec des Youtubeurs. On vous a vu notamment chez McFly et Carlito…Oui, on fait plusieurs vidéos ensemble. Dont une où je leur préparais des plats, répugnants pour nous, mais qui sont des spécialités dans d’autres pays. L’un d’eux, avec des poussins, m’a fait faire des cauchemars pendant plusieurs jours… Mais c’est vrai que toutes ces vidéos m’ont offert une belle mise en avant. La première vidéo qui m’a permis d’être identifié sur les réseaux, est un épisode des Imposteurs avec Squeezie, Mister V et Jonathan Cohen.Découvrez en vidéo notre visite chez Colère, l’un des deux restaurants parisiens d’Eloi Spinnler :
En plus de vos restaurants, vous animez une chaîne YouTube, où vous accueillez notamment des célébrités. Vous dormez parfois ?(Rires) J’ai la chance d’avoir une super équipe, aussi bien dans les salles des restos, en cuisine, qu’en production…L’utilisation des réseaux sociaux est-elle devenue incontournable pour un chef aujourd’hui ?La communication a toujours joué un rôle. On peut avoir le meilleur restaurant du monde, si cela ne se sait pas, ça ne sert à rien ! Avant, il y avait la presse et les guides spécialisés, qui mettaient surtout en avant les restaurants gastronomiques. C’est pour cela que beaucoup de chefs voulaient être étoilés. Puis sont venues les émissions de télé, qui ont mis en avant les bistrots, désormais aussi repris dans la presse et les guides… Aujourd’hui, la communication varie selon la typologie du lieu. Sur Instagram, on voit aussi bien des lieux qui communiquent via des photos super-léchées, que d’autres avec des approches plus techniques… Et puis, il y a ceux qui préfèrent encore la patience et miser sur le bouche-à-oreille, et ceux qui jouent sur les deux tableaux…Constatez-vous un retour dans vos restaurants ?On connaît une croissance à deux chiffres. Mais ce n’est pas qu’une question de communication. On parle d’acquisition et de rétention : l’acquisition, ce sont nos réseaux sociaux, et la rétention, c’est notre expérience client. On a des super notes sur Google, des équipes hypermotivées pour faire passer un super moment aux gens… Et c’est pour ça que les gens reviennent, que nos restaurants sont pleins : c’est parce que l’expérience est cool. Si on communique sur un restaurant mais que l’expérience client n’est pas bonne, ça se sait vite aussi.Dans vos capsules, vous mêlez divertissement, apprentissage et message social. Cela guide le choix de vos invités ?J’ai des messages sociaux forts et beaucoup de créateurs sont très sensibles à ça. Je reçois des gens qui ont le cœur sur la main : Jérôme Niel, Kyan Khojandi, Clara Luciani, Eddy de Pretto… Cela nous permet de véhiculer ensemble nos valeurs à d’autres publics.Nourrissez-vous aussi l’envie de faire aimer la cuisine à un public de plus en plus large ?C’est vraiment l’objectif de la chaîne. J’ai revu Ratatouille il n’y a pas longtemps. Le personnage de Gusto y dit que tout le monde peut cuisiner ; je veux montrer que tout le monde peut prendre du plaisir en cuisinant. Aimer cuisiner, c’est un bon début aussi pour bien consommer…Qui rêvez-vous de recevoir ?Eric et Ramzy, mais on n’a pas encore réussi à trouver un moment. Ce seront les seuls invités où on se dira que les restaurants risquent de fermer ensuite parce qu’ils vont tout casser (rires).Retrouvez l’intégralité de l’interview d’Eloi Spinnler dans votre So Soir du 24 mai 2025.