
En tête d’affiche, pas de grosses têtes. Pas de plaines immenses où l”on perd ses repères mais un site emprunt de charme et d’histoire. Pas besoin de billet d’avion et de dépenser des sommes folles pour ce festival qui va à contre-courant des autres festivals dans un paysage festivalier belge saturé de line-up tapageurs. Esperanzah détonne par son ambiance et son âme. Ce n’est clairement pas Tomorrowland, encore moins Coachella ou Dour. Ce n’est pas Werchter non plus, c’est un festival où l’on vit la musique mais bien d’autres choses encore. Et c’est justement ce qui fait sa singularité. Car Esperanzah a la volonté de faire de la musique mais pas uniquement : ici, au détour d’une scène, on croise des ateliers de yoga, des cercles de parole, du stand up, des karaokés, des séances de cinéma ou des activités pour les kids. Plus qu’un festival, c’est une véritable expérience immersive complète. Un lieu où l’on danse, mais où l’on vient autant pour déconnecter du quotidien que pour se reconnecter à soi. Une sorte de retraite spirituelle version open air.
En vidéo, on décrypte le retour de la viande dans nos assiettes :
Autre point qui le distingue : son accessibilité. Dans un contexte où les prix des festivals explosent, Esperanzah revendique fièrement être l’un des festivals les plus abordables de Belgique. Le pass 3 jours est proposé à 120 euros, des tarifs réduits sont prévus pour les jeunes et les familles, et l’ambiance sur place ne pousse jamais à la surconsommation. Pas d’espace VIP prévu, pas de snobisme, juste les choses simples de la vie et l’envie de se rassembler.

Une mini-retraite
Sur place, c’est un joyeux ballet de citadins lunettes de soleil vissées sur le nez, tote bag plein de crème solaire bio, gourde à portée de main. Il y a les familles bobos, les activistes enthousiastes, les jeunes parents en sandales éthiques, et leur tribu, mais tous ont la même idée en tête : oublier le quotidien et rêver d’un monde presque idéal. D’ailleurs, l’organisation a même pensé à trois itinéraires bien distincts selon ses envies : le périple engagé pour ceux qui veulent nourrir leur esprit, le périple familial pour flâner sans stress avec ses kids ou encore le périple électrique pour les oiseaux de nuit en quête de bonnes vibrations.
Pour cette 23e édition, Esperanzah ne change pas les règles. Au programme de cette année : 7 scènes avec des artistes à contre-courant et toujours plus engagés. Au Village des Possibles, on parlera consentement, sexisme, facsime, burn out, mobilisations citoyennes, tandis que au Village des Enfants, les plus petits vivront leur propre festival : jeux dans l’herbe, ateliers créatifs, animations douces… pendant que les grands refont le monde, dansent pieds nus sur un DJ set, méditent ou s’offrent une session de yoga bière.

Dans un monde ultra-connecté, Esperanzah prouve qu’aujourd’hui plus que jamais, les gens cherchent des bulles de respirations et qu’au-delà de la musique que l’on va chercher en festival, on veut avant tout vivre une expérience complète et s’offrir une sorte de mini-retraite le temps d’un week-end.
Plus d’infos sur https://www.esperanzah.be
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