
L’été est là, c’est l’occasion de ressortir crèmes solaires, parasols et maillots de bain. Depuis la démocratisation du terme « capital solaire » désignant la limite d’exposition aux UV à ne pas dépasser au cours de sa vie, les populations sont de plus en plus attentives à la protection de leur peau et par conséquent de leur santé. Il n’y a cependant pas que le soleil qui peut favoriser l’apparition du cancer de la peau. Depuis mars 2025, le Dermatology and Research Institute de Bruxelles s’est équipé d’un engin dernier cri pour repérer et surveiller l’évolution de toutes nouvelles lésions de la peau. Le centre, qui accueille une dizaine de médecins spécialisés dans la dermatologie, s’est tout récemment doté du troisième Vectra 360 de Belgique.
Sécurité, rapidité, efficacité
Comment fonctionne cette nouvelle machine ? Le patient doit dans un premier temps se tenir debout, avant de se dévêtir et d’entrer au milieu du scanner. Un flash de lumière polarisée est alors projeté. Totalement indolore et d’une remarquable rapidité, le Vectra 360 permet d’effectuer un mapping et une modélisation du corps et de ses irrégularités. En regardant la copie de son propre corps sur l’écran du scanner, on constate que toutes les parties à l’exception du cuir chevelu et de la plante des pieds sont répertoriées.
Une IA derrière tout ça
Comme l’explique la dermatologue Carmen Orte, spécialisée dans l’usage du Vectra 360, le principe clef de la machine est d’optimiser le temps passé à l’étude des lésions de la peau pour permettre au médecin d’être davantage aux côtés du patient. Le scan ne se substitue pas à un examen approfondi des lésions et grains de beauté présentant un risque mais permet d’éliminer certaines irrégularités de la peau.
Derrière ce progrès considérable, on retrouve une intelligence artificielle qui va permettre d’analyser au cours des années de suivi, l’évolution des grains de beauté. En seulement quelques minutes, l’IA superpose la nouvelle photo prise à l’instant T, à celle de l’année précédente, comparant immédiatement l’évolution de la peau, la taille et l’aspect du nævus.
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La médecin déplore cependant que cette machine hautement performante soit encore peu répandue en Europe. Pas moins de 500 000 euros à l’achat et pourtant, la clinique a fait le choix de maintenir le prix de ses séances à 200 euros dont une petite partie peut être remboursée par la mutuelle pour les patients à risque. En comparaison, le prix des séances monte jusqu’à 600 livres sterling au Royaume-Uni. Rappelons enfin qu’il est conseillé de consulter une fois par un an un dermatologue pour un examen complet.
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