
Envie de parcourir l’Europe en bus ? L’entreprise suisse Twiliner a dévoilé son nouveau projet. L’objectif : proposer aux voyageurs des trajets à travers une nouvelle gamme de bus de nuit. Deux itinéraires seront suggérés dont l’un passera par notre capitale. La première liaison reliera Zurich à Amsterdam avec des arrêts à Bâle, Luxembourg, Bruxelles, Rotterdam. Le second parcours partira là aussi de Zurich pour rejoindre Barcelone avec une halte à Gérone.
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180 € pour un aller simple
Il est spécifié que cette nouvelle gamme de bus sera « haut de gamme ». Mais à quoi doit-on s’attendre exactement ? On apprend que chaque bus pourra accueillir 21 passagers, 18 seront en haut et les trois autres à l’étage inférieur. Nous sommes donc bien loin de l’image du bus avec des sièges exigus où l’on doit jouer des coudes avec son voisin. En effet, les sièges pourront s’incliner au point de se transformer en véritables lits. Vous l’aurez deviné, l’objectif ici est de proposer une expérience de voyage confortable et agréable. Les passagers pourront profiter du WI-FI à bord, de prises électriques, de toilettes, ainsi que d’un espace privé pour se rafraîchir et se détendre.
Évidemment, de telles prestations ont un prix. Comptez 180 € pour un aller simple Zurich-Bruxelles. Nous sommes bien loin des prix pratiqués par d’autres services de bus comme Flixbus ou Blablacar qui proposent des tarifs bien moins chers. À titre de comparaison, un Bruxelles-Munich vous reviendra entre 25 € et 50 €, avec une correspondance pour certains itinéraires. Dans une interview accordée à nos confrères de la VRT, Luca Bortolani, PDG de Twiliner reconnaissait que « les prix ne sont pas donnés, mais nous proposons un produit unique ». Il précise également que « le nombre de passagers est limité, mais nous avons besoin de deux chauffeurs par trajet ».
Une alternative au train de nuit
Ces bus haut de gamme circuleront dans un premier temps plusieurs fois par semaine. Luca Bortolani indique que les personnes ciblées sont celles souhaitant trouver une alternative à l’avion pour des raisons écologiques et économiques. Les phobiques de l’avion font également partie du public cible. « Ils pourraient opter pour le train, mais ses prix sont élevés et les trains de nuit sont souvent surchargés ». Les trains de nuit ne cessent en effet de séduire. Cet été, un train de nuit a relié la Pologne, la République tchèque, l’Autriche, la Slovénie et la Croatie. Un projet de train de nuit reliant la Belgique à la Slovénie est également à l’étude.
Cette ligne de bus pourrait séduire les personnes souhaitant voyager à travers l’Europe avec une empreinte carbone moins importante dans des conditions plus confortables qu’un bus traditionnel. Elle s’ancre de plus dans la logique d’une vie plus douce, plus slow, adoptée par de plus en plus de personnes depuis la crise sanitaire. L’un des freins pourrait être les tarifs appliqués et le temps de trajet pour les plus impatients. Des lignes de bus de type couchettes existent déjà en Asie du Sud-Est, mais « ils ne sont cependant pas conformes aux normes européennes » rappelle Luca Bortolani. Reste à savoir si le succès de ces nouveaux bus de nuit sera aussi au rendez-vous sur le vieux continent.
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