Les confidences beauté et bien-être de Jenna Ortega - Ingrid Van Langhendonck

Les confidences beauté et bien-être de Jenna Ortega

Avec sa moue boudeuse et ses grands yeux charbonneux, elle a fait de Mercredi une icône de la Gen Z. À 22 ans, l’actrice devient aussi le nouveau visage de Dior make-up. Elle livre ses confidences sur ses routines bien-être, sa vision de la beauté et son rapport à la célébrité.
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À l’âge où certaines jouaient à la poupée, Jenna Ortega, elle, passait des auditions avec pour objectif avoué de devenir la « Dakota Fanning portoricaine ». Dès ses 10 ans, elle s’impose dans de petits rôles sur petit et grand écrans avant d’intégrer l’écurie Disney. Pour, quelques années plus tard, casser son image de petite fille sage : on la voit dans You, face à un tueur en série, dans le drame Fallout, mais surtout, elle rejoint le cercle des scream queens en enchaînant les films d’horreur à succès comme The Babysitter Killer Queen, Scream 5 et X.

Mais c’est surtout sa composition de Mercredi Addams dans la série mise en scène par Tim Burton qu’elle s’impose. Moue boudeuse, idées noires, yeux charbonneux… sa version de Mercredi séduit les jeunes générations. Jenna Ortega devient alors l’une des actrices les plus populaires du moment. On la voit désormais partout, y compris dans les dernières campagnes de Dior, dont elle est devenue l’une des égéries…

Les confidences beauté et bien-être de Jenna Ortega - DAN JACKSON - Dior - Ingrid Van Langhendonck
DAN JACKSON - Dior
Quel est le rôle du maquillage dans l’incarnation de vos personnages ?
Le maquillage me permet de me voir différemment et donc de changer d’identité, mais il peut également changer mon apparence et la perception que les autres ont de moi. C’est ce que l’on recherche quand on veut qu’un personnage se démarque, qu’il soit différent et qu’il exprime une certaine personnalité. Le maquillage, c’est une question de représentation, et dans la vie, chacun se représente différemment, cela prend encore plus de place quand on incarne un personnage à l’écran.
Comment décririez-vous votre relation avec le maquillage et la beauté. Et comment a-t-elle évolué au fil des ans ?
Quand j’étais petite, j’étais plutôt un garçon manqué, et je ne m’intéressais pas du tout au maquillage, contrairement à de nombreuses petites filles. Puis, à l’adolescence, j’ai développé une sorte d’obsession pour le maquillage et le fait de devenir plus féminine ; cela me donnait l’impression d’être adulte, ce qui était nouveau et excitant pour moi. C’est plus tard que j’ai pris de la distance : le maquillage ne doit pas nous déguiser, il doit nous permettre de mettre en valeur une beauté naturelle, ou même de se présenter aux autres comme on souhaite être perçu. Aujourd’hui, en dehors des séances photo, j’aime laisser ma peau respirer et laisser apparaître mes taches de rousseur. Quand je sors, j’aime ajouter simplement une touche de couleur vive sur mes lèvres, mais je n’ai jamais été très douée pour appliquer l’eye-liner, donc je préfère généralement les yeux charbonneux. Clairement, je me maquille nettement moins qu’à l’âge de 14 ans !
Avez-vous un souvenir d’enfance lié au maquillage ?
Oui, le crayon et le rouge à lèvres que ma mère a porté toute sa vie, et qu’elle porte encore aujourd’hui. C’est un rouge bordeaux profond, c’est sa signature. J’ai donc toujours associé cette couleur à l’âge adulte et à la féminité.
Quels sont vos produits de beauté préférés, ceux dont vous ne pouvez pas vous passer ?
Je dirais avant tout l’eye-liner, parce que c’est tellement amusant à utiliser. Selon la façon dont on l’applique, il apporte un style différent à votre visage. Je dirais aussi le rouge à lèvres, car je m’amuse à l’utiliser non seulement sur mes lèvres, mais aussi pour plein d’autres choses, sur les joues ou même les paupières. Il y a plusieurs écoles, mais moi j’aime utiliser mes mains et le bout de mes doigts pour appliquer le rouge sur mes joues, ou ailleurs.
Décrivez-nous votre routine beauté quotidienne…
Je n’ai pas de routine compliquée, car je travaille tout le temps et je suis souvent en plateau. J’applique généralement de l’acide hyaluronique, de la vitamine C, une huile, une crème hydratante et un écran solaire. J’applique du correcteur les jours où j’en ai besoin, autour des yeux et sur certaines zones, si j’ai des taches pigmentaires. Ensuite, j’applique un peu d’eye-liner et de mascara. Pour terminer, je choisis une teinte bordeaux ou un rouge foncé pour mes lèvres, comme ma mère avait l’habitude de le faire, en fonction de mon humeur du jour. Quand je me maquille, je veux que ce soit facile, c’est pour ça que j’applique la couleur sur mes lèvres, puis je triche, et je l’utilise aussi sur mes joues et mes paupières en tapotant.
Mercredi est sans aucun doute l’un des personnages les plus difficiles que j’ai incarnés
Jenna Ortega, Actrice
Les confidences beauté et bien-être de Jenna Ortega - SOPHY HOLLAND/NETFLIX - Ingrid Van Langhendonck
Jenna Ortega sur le set de la seconde saison de « Mercredi » - SOPHY HOLLAND/NETFLIX
Parmi tous les personnages que vous avez incarnés, lequel a été le plus difficile à jouer, et pourquoi ?
Mercredi est sans aucun doute l’un des personnages les plus difficiles que j’ai incarnés, simplement parce qu’elle est déjà connue et appréciée, il y a dès lors beaucoup de pression pour la rendre crédible. Les gens la connaissent déjà très bien, ils ont déjà une image d’elle et de nombreuses autres actrices ont fait un excellent travail en l’incarnant… Sinon, j’ai également joué dans un film intitulé The Fallout, où j’incarnais une lycéenne souffrant de stress post-traumatique, et c’était un rôle très lourd, pour lequel j’ai ressenti que j’avais une certaine responsabilité à l’incarner avec justesse.
Vous êtes connue pour parler ouvertement de santé mentale. Quelle est votre approche personnelle pour garder les pieds sur terre, surtout après avoir grandi sous le feu des projecteurs ?
Je n’ai pas vraiment de stratégie pour garder les pieds sur terre, mais j’ai autour de moi un réseau de soutien qui est formidable. Et même si ma carrière a évolué et que l’image que le public a de moi change en permanence, ma vie personnelle n’a pas vraiment changé. J’ai les mêmes amis, les mêmes relations, et c’est grâce à cela que je parviens à prendre de la distance facilement par rapport à l’environnement dans lequel je travaille. C’est un milieu assez surréaliste et je suis constamment stupéfaite par les choses qui se passent dans le cinéma, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Je tente de prendre tout cela avec du recul, et je veille à ce que les hauts ne montent pas trop haut, et que les bas ne soient pas trop bas…
Quelle est votre relation avec les réseaux sociaux ? Comment protégez-vous votre vie privée à une époque où tout semble si public ?
Je pense avoir trouvé un bon équilibre avec les réseaux sociaux aujourd’hui, simplement parce que j’ai posé des limites saines. J’ai la chance d’avoir un travail qui occupe une grande partie de mes journées, donc je n’ai pas vraiment le temps de passer du temps sur Internet, en fait. Cela peut toujours changer, mais pour l’instant, je ne trouve pas que ce soit un problème et je ne m’en préoccupe que très peu. Je ne sais pas trop comment être sûre de protéger ma vie privée comme il faut. Parfois, on pense être seul et invisible, alors qu’en réalité on ne l’est pas, ce qui peut provoquer un sentiment d’insécurité. Ce que je peux dire, c’est qu’il est extrêmement important d’avoir un solide réseau de personnes de confiance autour de soi, et j’ai cette chance.
Que faites-vous pendant votre temps libre ?
C’est assez simple : j’adore regarder des films et lire, j’aime aussi faire des promenades ou prendre le temps d’aller courir. Je viens d’essayer la peinture pour la première fois, et j’ai trouvé cela incroyablement difficile, mais j’ai bien l’intention de persévérer. La méditation est également une activité devenue essentielle pour moi. Pouvoir prendre ce temps pour moi et me ressourcer mentalement et physiquement, je ne pourrais pas m’en passer.
Que trouve-t-on actuellement dans votre playlist ?
J’écoute en boucle Baltimore de Nina Simone, c’est un morceau qui fait partie de moi. J’aime aussi Dean Blunt. Qui d’autre ? Sade, les Rolling Stones, Black Country New Road et Boards of Canada. Voilà les artistes que j’écoute le plus souvent en ce moment.
Qu’est-ce que cela fait de devenir égérie pour Dior ?
Je suis absolument ravie. Ce nouveau rouge à lèvres promet de révéler différentes facettes de soi-même, ce qui a du sens pour moi évidemment, en tant qu’actrice. Et puis c’est un rêve : la campagne Miss Dior avec Natalie Portman est quelque chose dont je me souviendrai toute ma vie. Personnellement, je pense qu’elle est le visage le plus emblématique de la maison. Et Peter Philips est une légende vivante. Ce fut un immense honneur de travailler avec lui et de lui confier mon visage.
Avez-vous une teinte préférée dans la collection ?
J’adore les lèvres rouges, et je suis fan la teinte 390 Redwood Star, qui est la couleur parfaite pour moi. Elle est un peu spéciale, parce qu’elle a des nuances de brun profond, ce qui en fait un rouge très particulier, plus intense. Certains pensent que tous les rouges à lèvres rouges sont identiques, mais ce n’est vraiment pas le cas, et c’est précisément les nuances de votre rouge et comment il se fond sur votre peau, qui déterminent s’il vous convient ou pas…
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