
Le mois d’août est synonyme de seconde période de vacances, mais pas seulement. Dans un coin de notre tête, on sait qu’il marque aussi la fin de l’été, des baignades à la plage et des longues soirées en terrasse. Une mélancolie commence alors à s’installer. Août est ce moment où le blues de la rentrée se fait déjà sentir. Face à cette sensation de fin imminente, certains semblent avoir trouvé son antidote : le funmaxxing.
C’est quoi concrètement ?
Derrière ce terme, devenu viral sur les réseaux sociaux, se cache une philosophie simple : profiter de chaque instant, multiplier les expériences et s’amuser au maximum, comme si l’été ne devait jamais s’arrêter. Le seul mot d’ordre ? Ne rien regretter et vivre pleinement les dernières semaines de liberté. Et ça, Dua Lipa l’a bien compris : en mai dernier, elle partageait des photos avec, en description, la définition du funmaxxing. Ça fait un moment que la chanteuse, même sans l’avoir cherché, est l’ambassadrice de ce terme et des vacances d’été. Sa manière de s’amuser, de voyager, attire les paparazzis, mais rien n’empêche Dua Lipa d’aller manger dans un restaurant du coin ou encore d’aller nager et danser avec du monde autour. Le terme, employé par elle comme par de nombreux internautes, est directement issu de la culture d’Internet et de la multiplication des expressions en – maxxing (sleepmaxxing, bookmaxxing…). Ces mots désignent le fait de pousser une activité à son maximum, qu’il s’agisse d’optimiser son sommeil, de lire davantage ou d’améliorer une habitude. Avec le funmaxxing, cette logique est détournée : il ne s’agit plus d’être plus performant ou plus productif, mais de maximiser les moments de plaisir. Le même impératif d’optimisation demeure, mais il est cette fois appliqué à l’amusement.
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Le funmaxxing et l’été
Le terme ne consiste pas forcément à s’envoler pour Ibiza, à séjourner dans des hôtels de luxe ou à faire la fête jusqu’au bout de la nuit. L’idée n’est pas de transformer son été en une succession de moments dignes d’une campagne publicitaire et d’un post Instagram. Au contraire, cette tendance invite à apprécier les plaisirs les plus simples : une journée à la plage en pleine semaine, un dîner improvisé entre amis, une séance de cinéma en plein air, une soirée à observer les étoiles, porter une tenue que l’on n’ose jamais mettre, etc. C’est plus qu’une quête de sensations fortes, le funmaxxing encourage à faire une place au plaisir dans son quotidien, sans attendre une occasion exceptionnelle.
Et si ce terme refait surface en ce dernier mois de l’été, ce n’est pas un hasard. Depuis plusieurs années, les internautes surnomment le début du mois d’août « le dimanche de l’année » : ce moment où l’on commence déjà à penser à la fin des vacances et au retour à la routine. Pourtant, plutôt que d’y voir le compte à rebours de la rentrée, les adeptes de la tendance invitent à considérer août comme le long week-end de l’été. Entre les couchers de soleil, les discours nostalgiques sur la fin de la belle saison, cette philosophie propose de ne pas laisser la mélancolie prendre le dessus. Il ne s’agit pas de nier que l’été touche à sa fin, mais de profiter pleinement des semaines qui restent avant la rentrée.
Mais le funmaxxing ne se résume pas à un simple mot tendance ni à une invitation à enchaîner les cocktails photogéniques, les escapades de dernière minute ou les fêtes jusqu’au bout de la nuit. Derrière ce concept se cache une idée bien plus simple : arrêter de considérer le plaisir comme une récompense que l’on s’accorde uniquement une fois toutes les tâches accomplies. Dans une société obsédée par la performance et l’optimisation, le funmaxxing réarrange les codes de la productivité pour les détourner. L’objectif n’est plus de maximiser son efficacité, mais de saisir chaque occasion de se faire plaisir, sans culpabiliser.
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