
Au-delà du talent d’interprète, Rihanna, c’est une liberté capillaire sans frein. Depuis ses débuts, la Barbadienne a fait de son corps et de son style un terrain de jeu sans limites : de la rousse incendiaire à l’époque de Loud à la coupe au bol noire jais en passant par les dreadlocks immenses pour Ocean’s 8.
À lire aussi
Pour le lancement de sa nouvelle gamme Fenty Beauty, Riri a surpris son monde en faisant le choix le plus inattendu, celui de la simplicité. Fini la perruque, adieu tissage. Juste la star avec une coupe courte, teintée d’un blond miel, laissant libre cours à sa texture naturelle. Et si l’image a fait le tour des réseaux, ce n’est pas juste pour le buzz, mais aussi parce que ce geste raconte quelque chose sur l’acceptation de soi et l’industrie de la beauté.
Le mythe des cheveux parfaits
Dans le showbiz, et particulièrement pour les femmes racisées, les cheveux sont soumis à une pression immense. Les tapis rouges exigent souvent une esthétique « polissée ». Autrement dit, des cheveux longs, lisses ou avec des ondulations parfaitement maîtrisées. Rihanna, comme beaucoup de stars (de Beyoncé à Nicki Minaj), utilise depuis des années des perruques (les fameuses lace fronts) ou des tissages.
Pourquoi de plus en plus de jeunes ont-ils des cheveux blancs plus tôt ?
Laisser voir ce qu’il y a « en dessous »
Le fait que Rihanna tombe ce bouclier envoie un message fort : pourquoi ne pas montrer ce qu’il y a « en dessous » ? Un choix qui n’est évidemment pas un hasard marketing. Le slogan de Fenty n’est-il pas « Beauty 4 All » (La beauté pour tous) ?
C’est une affirmation féministe puissante : le glamour ne dépend pas de la longueur de la chevelure ou d’un brushing parfait. En associant ses produits de beauté à son image la plus « brute », Rihanna suggère que le maquillage ne sert pas à camoufler ses prétendues imperfections, mais à célébrer qui l’on est.
C’est la suite logique de son combat pour l’inclusivité. Après avoir inclus toutes les carnations, elle normalise toutes les textures. Elle nous montre qu’on peut être une icône mondiale, une femme d’affaires redoutable et une égérie beauté, tout en restant simplement soi-même.
En choisissant de promouvoir son maquillage sans artifices capillaires, elle ancre l’idée que la beauté n’a pas besoin d’un cadre sophistiqué ou factice pour exister. De quoi offrir une nouvelle définition de la normalité à un public, souvent très jeune, qui la suit comme son ombre.
Ne manquez plus aucune actualité lifestyle sur sosoir.lesoir.be et abonnez-vous dès maintenant à nos newsletters thématiques en cliquant ici.
Sur le même sujet














