Yotam Ottolenghi: «La joie de cuisiner est universelle» - Yotam Ottolenghi au Mandarin Oriental. - Marie Honnay

Yotam Ottolenghi: «La joie de cuisiner est universelle»

Inspirée de Rovi, son restaurant londonien à succès, la table genevoise du célèbre chef anglo-israélien fête son premier anniversaire. Nous avons profité de l’évènement pour nous entretenir longuement avec ce magicien des légumes, star des réseaux sociaux et ambassadeur d’une cuisine multiculturelle.
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BELGA CORPORATE

Nous avons rendez-vous avec le très occupé Yotam Ottolenghi au restaurant genevois qu’il orchestre depuis un an au cœur du Mandarin Oriental de Genève. Ce jour-là, le chef star sort d’une séance de dédicaces avec ses fans. À peine son dernier livre signé, il s’installe devant nous, souriant et enthousiaste, visiblement heureux de nous raconter les moments forts de ses 20 ans de carrière. Bien que le chef ne s’exprime jamais sur le contexte politique actuel, il a spontanément évoqué le caractère multiculturel et partageur de son univers culinaire.

Des cuisines londoniennes aux collaborations avec des partenaires tels que le Mandarin Oriental en passant par ses livres de recettes - dont Jérusalem, le plus engagé de tous- le parcours du chef, né à Jérusalem-Ouest, est intrinsèquement lié à celui de Sami Tamimi, son associé, un Palestinien originaire de Jérusalem-Est. Leur collaboration fructueuse fait écho à l’engagement d’un homme dont la cuisine exprime en pointillés sa vision d’un monde plus doux, pacifique et réconfortant.

Votre carrière est internationale. Cela a-t-il changé votre manière de cuisiner ?
Mon travail n’a absolument pas changé, dans le sens où je continue à partager mon temps entre mon labo de Londres (là où sont élaborées ses recettes iconiques, NDLR.) et les restaurants que nous orchestrons. J’ai aussi la chance de voyager. Ce qui m’intéresse dans la gastronomie, ce n’est pas tant la technique que le rôle qu’elle joue au niveau sociétal. Prenez le pain. Il est central dans toutes les cultures, mais la manière dont, par exemple, les gens utilisent le pain rassis diffère d’un pays à l’autre. En revanche, la joie de cuisiner est universelle.
Pourquoi, selon vous, votre cuisine trouve-t-elle un tel écho tant sur les réseaux sociaux qu’au-delà ?
Trouver son propre équilibre entre le réel et le virtuel : c’est la grande question de ce siècle. En ce qui me concerne, je souhaite rester vrai. Les photos de nos plats ne sont pas trafiquées. Quant aux recettes, elles se veulent le plus pratique possible. Je ne cherche pas à inspirer. Ce que je veux, c’est proposer des recettes que les gens vont pouvoir facilement reproduire chez eux.
C’est l’idée de votre livre Simple, l’un de vos bestsellers...
En démarrant ce livre, l’un de mes préférés, je me suis dit que simplifier mes recettes en réduisant le nombre d’ingrédients allait être compliqué, voire impossible. Et puis, j’y suis parvenu ; un moment clé de mon parcours. 

Retrouvez ici l’interview de Yotam Ottolenghi dans son intégralité (sur www.lesoir.be) et dans votre So Soir ce samedi en librairie en supplément gratuit du journal Le Soir.

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