
Le 19 janvier dernier, les Pastry Lions, l’équipe nationale belge de pâtisserie, créaient l’exploit en décrochant la deuxième place à la Coupe d’Europe à Paris. Face au jury, ils ont présenté un buffet sucré sur le thème des jardins de Versailles, avec en prime trois dégustations composées d’une tarte tatin, d’une assiette glacée et d’une petite gaufre au chocolat.
Cette prouesse a été possible grâce au travail de quatre hommes : Marc Ducobu le coach de l’équipe, Othmane Jaber le capitaine, Nelson Lechien et Yoshiyuki Numasawa. Chacun avait sa spécialité lors de la compétition : le chocolat pour Othmane, la glace pour Nelson et le sucre pour Yoshiyuki. Marc Ducobu était pour l’occasion «derrière la barrière» attentif à la partition gourmande qui se jouait sous ses yeux. Les Pastry Lions sont allés chercher cette médaille d’argent après des mois de collaborations, discussions et réflexions. «On est tous amoureux de la pâtisserie. C’est notre métier, notre passion. C’est dans notre ADN» commente Marc Ducobu.
Un quatuor, un même langage
Marc Ducobu est le nom le plus connu de l’équipe. L’homme a été plusieurs fois récompensé notamment par le Gault & Millau et le guide Tartine & Boterham. Othmane Jaber est quant à lui passionné de pâtisserie depuis l’âge de 18 ans et officie actuellement au Saint-Aulaye à Bruxelles. Nelson Lechien est passé par l’Espagne et la France – dont une expérience chez Philippe Conticini –, avant de rentrer en Belgique. Le chef Pascal Devalkeneer lui propose alors de prendre la tête de la pâtisserie de son restaurant Le Chalet de la Forêt, deux étoiles au Guide Michelin. Quant à Yoshiyuki Numasawa, il est originaire du Japon et partage sa passion pour la pâtisserie raffinée en Belgique depuis 2015.

Les membres des Pastry Lions se sont rencontrés à des moments différents. Yoshiyuki Numasawa travaille depuis presque huit ans aux côtés de Marc Ducobu, tandis que Othmane Jaber a aussi évolué à ses côtés. Quant à Nelson Lechien, il a été intégré aux phases de présélection. «La sauce a vite pris. On parle le même langage : on sait ce qu’est un bon mille-feuilles, ce qui est joli, ce qui est bon, ce qui plaît. On a essayé de constituer une équipe où tout le monde serait à l’aise dans sa spécialité, mais surtout s’épanouir dans son travail.» Mais comment s’organiser et trouver sa place dans ce travail non pas à quatre, mais à seize mains ? (...)
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