Fashion Week de Paris : les créateurs belges ont encore brillé sur les podiums

Fashion Week de Paris : les créateurs belges ont encore brillé sur les podiums - Le Franco-Belge Matthieu Blazy lors du défilé Chanel de la Fashion Week sous la nef du Grand Palais le lundi 9 mars 2026. - Audrey Morard

Matthieu Blazy, Julie Kegels… les créateurs belges ont rythmé la Fashion Week de Paris. On fait le point sur les défilés les plus forts avec des jeux d’apparence, des tailleurs revisités et des adieux plus que réussis.

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Clap de fin pour la Fashion Week de Paris. Après une semaine de défilés et d’apparitions très remarquées de stars – dont Pierre Niney et son épouse Natasha Andrews assortis dans un look matchy-matchy –, l’heure est au bilan. De Matthieu Blazy à Chanel à Nicola Di Felice à Courrèges, que retenir de nos créateurs belges ?

Matthieu Blazy réinvente le tailleur Chanel

Le défilé Chanel est sans doute le plus attendu, mais aussi le plus people avec son parterre de célébrités. On y a vu Margot Robbie et sa nouvelle coupe au carré, Angèle dans un tailleur noir typique de la maison française, mais aussi Lily-Rose Depp dans une tenue originale avec un petit chapeau surmonté d’oreilles de chat.

Sur le catwalk, Matthieu Blazy a justement mis le tailleur Chanel à l’honneur en le revisitant à sa sauce. Les vestes sont à la fois longues puis courtes, les épaules larges ou plus basses, tandis que les chemises dépassent souvent de la veste jouant ainsi la carte du style travaillé sas avoir passé des heures devant sa garde-robe. Côté couleur, Matthieu Blazy a laissé parler toute sa créativité avec des coloris allant du jaune beurre – très tendance depuis l’année dernière – au rose foncé. Même constat pour les motifs avec des tailleurs décorés d’imprimés quadrillés ou fleuris.

Fashion Week de Paris : les créateurs belges ont encore brillé sur les podiums - Chanel - Audrey Morard
Motifs, jeu sur les longueurs, le tailleur made in Blazy a fait forte impression à la Fashion Week de Paris. - Chanel

Julie Kegels et le jeu des apparences

Formée à l’Académie royale des beaux-arts d’Anvers, Julie Kegels est l’un des derniers talents bruts de la mode belge. Dans sa note d’attention, elle expliquait : « la femme Julie Kegels comprend que l’apparence est une question d’entretien ». C’est en effet ce qu’il ressort de son défilé, une attention particulière portée sur l’apparence parfois au détriment du confort avec des silhouettes quelques fois étriquées. Des tenues plus fluides ont toutefois été proposées. Ce jeu sur les apparences a lieu jusque dans les accessoires avec des mannequins en train de défiler avec des masques sur les yeux, tels des superhéros, mais aussi avec une scénographie où les ombres étaient reines.

Nicolas Di Felice, éloge de la vie quotidienne

Cinq ans déjà que le Belge Nicolas Di Felice est à la tête de la direction artistique de Courrèges. Au cœur du Carreau du Temple, le styliste s’est inspiré de la vie quotidienne pour ses nouvelles créations. Cela donne des robes et des jupes conçues à partir de tickets de métro parisiens, avec à la fin du défilé une succession de mannequins vêtus de tenues blanc immaculé, métaphore de la vie et du temps qui passe. Le cuir est mis en valeur avec en prime un jeu sur les coupes graphiques – typiques des années 1960 de la Maison – toutefois plus douces et fluides. Nicolas Di Felice s’est aussi inspiré des années 1970 avec des t-shirts composés de poches noires cousues au niveau des seins sur un top en résille. Un hommage réussi aux archives Courrèges.

Pieter Mulier, dernière danse avec Alaïa

On apprenait il y a quelques semaines le départ de Pieter Mulier d’Alaïa pour rejoindre Versace après quatre années de bons et loyaux services. Ses débuts avec la maison italienne débuteront en juillet prochain. Pieter Mulier a jusqu’au bout été fidèle à ce qui a fait sa marque de fabrique chez Alaïa : de la simplicité, du minimalisme, des lignes épurées – parfois moulantes – et une grâce dans les vêtements proposés. Certains y ont vu un hommage à l’esthétique des années 1990 avec une mise en valeur des looks monochromes. Preuve du minimalisme poussé à son paroxysme, certains manteaux étaient portés seuls tels des robes. C’était beau, simple, fluide. C’était Pieter Mulier chez Alaïa.

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