
Le créateur belge Nicolas Di Felice quitte ses fonctions de directeur artistique de Courrèges après cinq ans aux manettes de la marque française, a annoncé mardi la maison contrôlée par Artémis, holding de la famille Pinault. «Nicolas Di Felice a insufflé une nouvelle énergie qui a remis la marque sur le devant de la scène. Sous son impulsion, la maison a connu un véritable renouveau salué par la critique et s’est imposée comme une voix singulière dans le paysage de la mode contemporaine», a salué Courrèges dans un communiqué, indiquant que son directeur artistique partait pour «se consacrer à d’autres projets personnels». Courrèges a précisé qu’un nouveau directeur artistique serait annoncé «la semaine prochaine».
Diplômé de La Cambre à Bruxelles
La marque française emblématique des années 1970 a été dépoussiérée par le styliste de 42 ans, diplômé de La Cambre de Bruxelles et passé par Balenciaga, Dior et Louis Vuitton aux côtés de Nicolas Ghesquière. Mais lors de la dernière Fashion Week parisienne début mars, la marque a présenté un défilé plus sobre en termes de scénographie, d’espace et d’invités que d’habitude, suscitant quelques interrogations sur la santé financière de son investisseur.
Dans un post Instagram publié ce mardi, Nicolas Di Felice a écrit : « Quelle aventure extraordinaire ! Je garde encore un souvenir très affectueux de mon tout premier jour dans cette magnifique maison, où tout devait être reconstruit. Je tiens à remercier du fond du cœur toutes les personnes qui ont contribué, par leur talent et leur travail, d’une manière ou d’une autre, à la renaissance de Courrèges (...). Je quitte la maison pour me consacrer à d’autres projets, mais je garderai toujours un souvenir inoubliable de cette incroyable aventure et je souhaite à la maison tout le meilleur pour son avenir».
La maison a été fondée en 1961 par André Courrèges et son épouse Jacqueline, dite Coqueline. Ingénieur des Ponts et Chaussées devenu styliste anticonformiste, André Courrèges, décédé en janvier 2016, a symbolisé la révolution vestimentaire des années 1960. Il a imposé la mini-jupe et marqué la mode avec son style futuriste («Space Age»), l’utilisation du vinyle et l’omniprésence du blanc, sa couleur fétiche.
Le départ de Nicolas Di Felice s’inscrit aussi dans l’habituel mercato après les défilés dédiés à la mode féminine automne/hiver 2026: Harris Reed a officialisé son départ de Nina Ricci et Marco De Vincenzo a quitté Etro.
Découvrez en vidéo notre interview d’Helena, la «reine de Belgique» :
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