Cela frappe dès qu’on arrive en ville : un peu partout, les murs, par pan ou entiers, les escaliers, sont habillés de fresques colorées… Les styles sont multiples et variés, mais ils cohabitent, dialoguent même de temps en temps ; les œuvres se fondent dans la ville, épousent ci et là la forme des bâtiments, se confondent parfois avec la végétation qui a pris le dessus… Le tout formant un gigantesque musée à ciel ouvert, que l’on parcourt librement, ou en suivant un parcours dédié (dont le plan est disponible en ligne et dans le bureau de l’office du tourisme installé dans la gare même).
Louvain-la-Neuve n’est pas devenue une terre de street art par hasard. Sa structure - sans voiture, largement minérale - a offert un terrain de jeu idéal à l’expression artistique. Comme nous le confirme Guillaume Desmarets, membre du collectif Farm Prod, qui a organisé le festival international Kosmopolite Art Tour en 2012 et en 2015 et collaboré au projet Fresh Paint en 2021 et en 2024 : «Le côté piéton, le côté ville nouvelle, le côté jeune... c’était un bon contexte pour le street art».

D’autant plus qu’avant même l’arrivée du graffiti, la ville possédait déjà une tradition murale. Des artistes comme Claude Rahir avaient en effet déjà marqué les lieux avec des fresques monumentales. «C’est un peintre mural, qui a fait des fresques monumentales avant le street art, même avant le graffiti», nous explique Fred Lebbe, autre tête pensante du collectif. «Enfant, raconte-t-il, j’ai grandi à Louvain-la-Neuve, et j’ai été impressionné, déjà tout petit, lors de mes balades en poussette, par ces peintures géantes». Une première couche, aujourd’hui partiellement effacée, mais qui a préparé le terrain pour les générations futures.
Retrouvez l’article dans son intégralité en cliquant ici.
Ne manquez plus aucune actualité lifestyle sur sosoir.lesoir.be et abonnez-vous dès maintenant à nos newsletters thématiques en cliquant ici.
Sur le même sujet














