Tout près de la Belgique ou à l’autre bout du monde : six destinations à cocher pour 2027 - Okinawa - Victoria Henin

Tout près de la Belgique ou à l’autre bout du monde : six destinations à cocher pour 2027

En ce début d’automne, les parapluies ont beau avoir remplacé les maillots, le voyage n’attend pas l’été pour se mériter. La sélection 2027 de Lonely Planet le rappelle avec 50 idées d’évasion aux quatre coins du globe. Nous en avons retenu six, reste à savoir laquelle vous fera boucler valise la première…
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Skanör-Falsterbo, la fraîcheur en prime

Le voyage commence tout au sud de la Suède, au bout d’une presqu’île, où deux villages jumeaux se partagent des rues calmes, des cottages aux murs blanchis et de longues plages de sable clair. On la surnomme la Riviera suédoise, et elle s’impose comme la reine des « coolcations ». En été, les jardins débordent de fleurs et en septembre, c’est le ciel qui prend le relais, car la pointe de Falsterbo compte parmi les meilleurs postes d’observation de la migration des oiseaux en Europe.

Quand partir ? De juin à août pour les plages, en septembre pour le grand passage des oiseaux migrateurs.

Dessau, dortoir des génies

Cap au sud, en Saxe-Anhalt, dans une ville que peu pourraient placer sur une carte. C’est pourtant à Dessau que le Bauhaus s’installe en 1925, et que Walter Gropius élève, l’année suivante, ce bâtiment de verre et de béton qui a donné sa grammaire au design moderne. On visite les ateliers, puis la maison que Kandinsky et Klee se partageaient à quelques rues de là, avant de dormir dans l’une des anciennes chambres d’étudiants, d’une sobriété toute fonctionnelle. Le lendemain, on passe par le Johannbau, dernier vestige du château Renaissance de la ville, avant de rejoindre les jardins de Dessau-Wörlitz, que le prince Franz fasciné par les jardins anglais, y a fait aménager un paysage de lacs, de pavillons et de petits ponts qui semblent sortis d’un tableau. De quoi passer un weekend paisible, à condition d’éviter les conversations politiques au comptoir…

Quand partir ? D’avril à octobre, quand les jardins de Dessau-Wörlitz sont en fleurs.

León, tapas bénies

Avant de quitter l’Europe, un détour par le nord de l’Espagne, où León accueille volontiers les visiteurs que Barcelone voudrait voir partir. Halte du chemin de Saint-Jacques, la ville reçoit ses pèlerins dans une cathédrale gothique dont les vitraux couvrent près de 1 800 mètres carrés, et qui, par beau temps, répand sur les dalles des taches bleues et rouges. À quelques rues, Gaudí a signé la Casa Botines, l’une de ses rares œuvres hors de Catalogne. Le soir venu, dans le Barrio Húmedo, chaque verre commandé s’accompagne encore d’une tapa offerte.

Quand partir ? Quand vous le sentez...

Québec, forteresse francophone

Pour les grands départs, on traverse d’abord l’Atlantique, vers une province où l’on commande son café en français et où l’énergie nord-américaine se marie à une culture francophone bien à elle. Dans la ville de Québec, on se promène entre des rues pavées et des remparts restés debout depuis l’époque coloniale. Un privilège rare sur le continent, que Québec ne partage qu’avec quelques cités du Mexique, bâties elles aussi pour tenir les envahisseurs et les pirates à distance. Au pied du Château Frontenac, le Saint-Laurent s’élargit déjà vers l’estuaire, où l’on part observer les baleines, tandis que Montréal et ses tables gourmandes attendent à trois heures de route.

Quand partir ? Fin septembre et début octobre, quand les érables virent au rouge.

Oman, un café ? Taffadal

Cap à l’Est, vers un pays que l’on survole souvent sans jamais s’y poser. Oman réunit pourtant sur un seul territoire le désert du Quart Vide, les montagnes du Hajar et une longue côte ouverte sur la mer d’Arabie. À Nizwa, ancienne capitale adossée aux montagnes, le vendredi matin commence au marché aux chèvres, où les éleveurs font tourner leurs bêtes en cercle sous le regard des acheteurs. Pourtant, le vrai souvenir du voyage se trouve surtout dans l’accueil des Omanais, qui prend souvent la forme d’un café à la cardamome servi avec quelques dattes.

Quand partir ? D’octobre à mars, quand la chaleur retombe.

Okinawa, loin du shinkansen

Le voyage s’achève à l’autre bout de l’Asie, dans la préfecture la plus méridionale du Japon. À trois heures d’avion de Tokyo et loin du réseau des trains à grande vitesse, Okinawa reste souvent à l’écart des itinéraires. Ses îles subtropicales ont pourtant gardé la culture de l’ancien royaume de Ryukyu, annexé par le Japon en 1879, et un rythme de vie aux antipodes de la frénésie tokyoïte. On la découvre idéalement en kayak, en glissant entre les mangroves jusqu’aux eaux turquoise des lagons. De quoi terminer la liste sur une note de lenteur, bien loin des parapluies de septembre.

Quand partir ? En mars-avril ou en novembre, pour éviter la saison des pluies et celle des typhons.

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