« C’est avec une profonde émotion que nous vous annonçons la fin de l’aventure… » ; c’est sur quelques mots que la maison belge Delbôve, pionnière de la cosmétique botanique, a annoncé mettre un terme à activités. Une triste nouvelle pour cette marque bruxelloise, née en 1967 de l’envie de Roger Delbôve, coiffeur, et de son épouse, Marion. L’aventure démarre dans les années 60, dans son salon de haute coiffure, Roger Delbôve fait le lien entre les soins de la peau et du cheveu. Peu convaincu par les produits existant alors sur le marché, il requiert l’aide de son épouse, ancienne collaboratrice d’Helena Rubinstein, pour élaborer ensemble un soin
Pourquoi il est important d’utiliser la brosse adaptée à son cheveu
Dans les années 60, Roger Delbôve, propriétaire de salons de Haute Coiffure, mais aussi cosmétologue, fait le lien entre le soin de la peau et du cheveu. Peu convaincu par les produits existant alors, il décide avec son épouse, ancienne collaboratrice d’Helena Rubinstein, de plancher sur un soin à base de plantes médicinales, selon les formulations magistrales de la pharmacopée. L’objectif ? Aider la peau à retrouver et à conserver son équilibre et son fonctionnement naturel grâce à des principes actifs sans artifice.
De la sorcellerie
Et en 1967, le couple dévoile ainsi un rituel de soin qui respecte les principes de l’homéostasie : une crème et une eau. Pour l’anecdote, c’est une réflexion d’un journaliste qui teste les produits et qui, voyant le résultat, déclare que « c’est de la sorcellerie », que l’eau et la crème sont rebaptisées Eau et Crème… Sorcière. Un duo qui fera la renommée de la marque. Utilisés ensemble, ils ont constitué la routine quotidienne de nombreuses femmes, mais aussi d’hommes durant plusieurs décennies, rejoints ensuite par d’autres produits complémentaires, eux aussi élaborés à partir de plantes médicinales (infusées lentement) et d’ingrédients botaniques actifs concentrés.

En 2011, menacée de disparation, la marque sera reprise par Sybille et Gina d’Ansembourg, adeptes de la maison et de ses produits, qui entend assurer la pérennité de la marque et partager ses rituels magiques avec le plus grand nombre. En 2013, une boutique Sorcière, écrin luxueux, s’ouvre à Ixelles, qui se rehaussera par la suite d’un espace de soins.

En 2023, Gina D’Ansembourg avait revu le positionnement de la marque, retravaillant notamment le packaging et la communication, mais aussi l’offre. « Nous proposions 24 produits, alors que 80 % de nos ventes sont liés à cinq d’entre eux. Nous avons donc décidé de nous concentrer sur ceux-ci », nous avait confié alors la femme d’affaires. Trois ans plus tard, ce repositionnement ne semble hélas pas avoir porté ses fruits. « Après de nombreuses années d’engagement, de recherche et de passion, nous avons pris la décision de mettre un terme aux activités de la marque. Malgré tous les efforts déployés ces dernières années pour faire évoluer la marque Delbôve dans un environnement devenu toujours plus exigeant et compétitif, nous devons aujourd’hui tourner la page. », est-il communiqué sur leurs réseaux. Maigre consolation pour ses adeptes : la maison liquide son stock de produits miracle avec une réduction de 30 %...
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