La Grèce, ses eaux turquoise, ses bâtiments aux murs blancs et toit bleu, sa gastronomie, ses plages… et ses nombreuses attractions, qui attirent des millions de touristes chaque année. Parmi elles, sur l’île de Zakynthos, la plage du Navagio ou « Baie du Naufrage ». Un lieu iconique, et le deuxième le plus visité du pays après l’Acropole ! En cause : une plage creusée dans les falaises, et dessus, un navire échoué depuis plus de 45 ans, devenu au fil des ans l’un des plus grands clichés du pays, au propre comme au figuré. Baladez-vous sur Instagram et tapez #Zante ou #Zakynthos, et les premières images que vous verrez sont celles de cette épave.
Pour l’anecdote, le bateau en lui-même n’a rien de très intéressant. Il s’agit d’un ancien navire de contrebande rempli de cigarettes destinées au marché noir qui s’est échoué là par une nuit de tempête en octobre 1980. Si l’équipage a été mis sous les verrous, le navire lui, a décrépi sur place. Et est devenue l’une des plus grosses attractions du pays : chaque année des millions de touristes viennent l’admirer, du moins, de loin. Car pour des raisons de sécurité (la falaise s’effrite), l’accès à la plage est interdit depuis plusieurs années. La baignade et l’approche en bateau à moins de 50 mètres de la côte le sont également. La plage ne se découvre donc plus que depuis la plateforme d’observation aménagée en haut de la falaise, et accessible par la route depuis Volimes. Et à distance, de la mer, via des excursions organisées.

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Les autorités inquiètes
Las, cette (juteuse) histoire pourrait bien prendre fin. Rongé par le vent et l’eau de mer, la carcasse pourrait en effet disparaître prochainement, emportée par les marées. Et avec elle, les milliers d’euros qu’elle rapporte à la région, qui y organise lesdites excursions. Alors que le pays prend de plus en plus de mesures pour lutter contre le surtourisme, cette fois, c’est pour le préserver que les autorités se mettent en branle. Le Premier ministre grec a annoncé fin de la semaine dernière une série d’initiatives afin de préserver l’épave. Entre autres, un projet d’extension de la plage d’une trentaine de mètres, histoire de garder l’eau à distance. Quelque 45 000 m³ de graviers et de matériaux devraient être déversés. Le rôle des autorités locales dans le suivi et la gestion du site devrait également être renforcé.
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