Braderie de Lille : les bons plans de Sam Sauvage pour profiter de la ville la plus emblématique du nord de la France
Originaire de Boulogne-sur-Mer, le chanteur - qui sera de passage chez nous ce vendredi aux Solidarités - connaît bien Lille, pour y avoir vécu, et avoir commencé sa carrière… sur sa Grand’Place. À la veille de la Braderie (ce samedi 5 septembre), il nous y file ses adresses coups de cœur.
ParSigrid Descamps, Journaliste
PhotoPhoto News
Remarqué avec un EP plus que prometteur, sacré Révélation de l’année aux Victoires de la Musique, l’artiste a depuis sorti un premier album jouissif, « Mesdames, Messieurs ! », qu’il balade de scène en scène, et cet été, de festival en festival. On le retrouve à quelques jours de son passage par Namur (il sera sur la scène des Solidarités ce vendredi soir) pour le replonger dans ses souvenirs lillois…
J’y allais pour étudier – au départ, j’avais été accepté en fac de droit, mais finalement, j’avais choisi « industrie culturelle, art et société » – mais en réalité, j’ai surtout découvert la vie d’étudiant (rires). Et puis, j’avais déjà en tête, l’idée de devenir musicien. Donc, je n’ai au final pas étudié grand-chose, par contre, ça m’a donné une inspiration folle pour faire des chansons. Et surtout dans les moments où je n’allais pas trop à la fac, j’ai fait des petits boulots sur le côté et je me suis parfois retrouvé à chanter dans la rue. Je jouais souvent sur la Grand’Place, je demandais du courant à un magasin. Ce sont de bons souvenirs. Il y a eu des jours plus compliqués que d’autres, mais j’ai gagné un petit peu davantage avec ça, et c’était vraiment une belle façon de vivre cette période.
Si vous deviez présenter Lille à quelqu’un qui ne connaît pas la ville, quels arguments mettriez-vous en avant ?
Il y a avant tout ce cliché sur les gens du Nord, comme quoi ils sont super accueillants. Ce n’est pas un cliché, c’est une vérité ! C’est l’un des seuls clichés que j’ai sur ma région, mais c’est aussi parce que je suis très chauvin (rires). Plus sérieusement, je dirais que c’est une ville, avec un côté « grande ville », mais à taille très humaine. Une grande ville avec toute la culture qu’on veut, accessible, à portée de rue, à portée de main et en même temps il y a cette proximité, cette convivialité qui fait qu’on n’est pas dans l’indifférence totale et qu’on est vraiment avec les gens. Quand tu viens ici, tu n’es pas un numéro. Je trouve ça hyper intéressant, cette sensation-là d’être quelqu’un dans la ville et de pouvoir aller à la rencontre d’autres personnes.
Le Georges V, temple du welsh, spécialité régionale. - Georges V
La Bulle Café (47/49 rue d’Arras), dans le quartier du Miroir. On y a joué au début de la tournée, c’est une salle de 250 places, on était complet en une semaine. C’était le bonheur de jouer là. En plus, les gens du Nord sont super chauds. Un peu comme les Belges ! Il y a aussi Le Circus (13 rue Henri Kolb), un bar où j’allais beaucoup à l’époque, qui propose des jam sessions. Et aussi, l’Amul Solo (9 rue des Arts). Sinon, un de mes endroits préférés, c’est le parc de la Citadelle. En été, tout le monde vient se poser là. L’après-midi, il y a les familles, le soir, il y a les gens qui viennent faire l’apéro, et puis la nuit, c’est un peu la fête…
Et pour les petites ou grandes faims ?
Alors… Je suis un grand fan de welsh. C’est-à-dire que le welsch, c’est vraiment une tradition chez moi, presque une religion. J’ai une expertise en welsh tout à fait forte (rires) ! Et à Lille, il y a un bar qui ne paye pas de mine, le Georges V, mais où ils te proposent le meilleur welsh du Nord (104 bis Bd de la Liberté). C’est le « temple du welsh » et c’est formidable !
Et pour la soif ?
Je fonctionne moins aux lieux qu’aux rues. Donc, je dirais de foncer rue Solférino et rue Massena (surnommées « les rues de la Soif » en raison du nombre de bars qu’elles abritent, NDLR.). Il y a plein de bars où tu peux aller entre copains, où ce n’est pas trop cher et où tout le monde se parle.
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