Pourquoi de plus en plus de Bruxellois partent s’installer dans le Brabant wallon - Waterloo constitue l’une des villes les plus appréciées dans le Brabant wallon. - Ingrid Van Langhendonck. Photos D.R. sauf mentions contraires.

Pourquoi de plus en plus de Bruxellois partent s’installer dans le Brabant wallon

C’est bien connu, le Belge a une brique dans le ventre : il aime avoir sa maison et de préférence un beau jardin. Or quand on observe le marché, on constate une singulière attractivité du Brabant wallon pour les Bruxellois, en quête de verdure, et les expatriés. Comment expliquer ce phénomène ? Décryptage.
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Le 1er janvier 2025 en Wallonie, le taux des droits d’enregistrement pour l’achat d’une habitation propre et unique passera de 12,5 % à 3 %, une excellente nouvelle pour les candidats acquéreurs d’une maison. En observant les prix, le Brabant wallon reste la province la plus chère de Wallonie, avec un prix moyen de 404 469€ pour une maison unifamiliale, un montant bien en dessous des prix moyens de Bruxelles qui frôlent les 555 000€, l’agitation de la ville en moins et bien souvent un jardin en plus.

Et cela attire les citadins en mal de verdure : plus de 37 000 Bruxellois ont pris la décision de quitter la ville l’an passé, et la grande la majorité d’entre eux a choisi de s’installer dans la périphérie bruxelloise, à savoir dans le Brabant flamand ou le Brabant wallon. De leur propre aveu, ils sont simplement à la recherche d’une meilleure qualité de vie. En effet, les raisons pointées par les observateurs du secteur immobilier pour expliquer cet exode sont avant tout l’augmentation des prix de l’immobilier, mais certains avancent aussi la sécurité ou même le plan Good Move, qui rend la circulation toujours plus complexe dans la capitale. Mais l’argument principal reste la recherche de tranquillité et d’espace encore boostée par la généralisation du télétravail, qui relativise les distances domicile-bureau.

Découvrez en vidéo DI VINI e CUCINA : un italien haut de gamme au cœur du Brabant wallon :

L’accessibilité est la clé

Nicolas Wedenig est directeur de l’agence immobilière Latour et Petit à Waterloo depuis plusieurs années. Il connaît les habitudes et les exigences des clients qui décident de venir s’installer dans le Brabant wallon et constate que la région offre une attractivité décuplée, simplement de par son accessibilité : « Le Brabant wallon, c’est la province au vert qui permet de sortir de la ville, de trouver un environnement familial et plus champêtre tout en gardant un accès facile à Bruxelles. Nous sommes ici à 15 minutes du centre d’Uccle, sans compter que la ville est bien desservie par le train ou les bus, c’est aux portes de la capitale et il y fait bon vivre. Les clients qui nous contactent sont avant tout à la recherche d’un coin de verdure. Or, pour une famille, quitter la ville implique de passer davantage de temps dans les trajets, conduire et chercher les enfants au sport ou à l’école, les clients veulent rationaliser cela. »

La ville est d’ailleurs particulièrement attentive à deux pôles importants qui expliquent le succès de l’immobilier dans le BW. Il y a avant tout le pôle commercial : le centre-ville de Waterloo, mais d’autres sites comme les Papeteries de Genval se sont développés pour pouvoir offrir une véritable alternative aux courses en ville. Quand les parkings sont gratuits, que l’accès est aidé et le shopping moins stressant, on évite volontiers le centre-ville. « On le voit vraiment durant les fêtes de Noël, par exemple. La fréquentation des commerces grimpe en flèche. Cette offre commerciale booste le dynamisme économique de la ville, mais il est perçu comme un réel argument de vente pour les candidats acquéreurs. »

D’autre part, il y a dans la plupart des communes de cette partie du Brabant wallon une volonté au niveau de la politique d’urbanisme de garder des quartiers résidentiels. « Que ce soit à Lasne, à Waterloo ou Genval, les grands projets d’appartements, les grands promoteurs sont limités. C’est pour préserver une certaine qualité de vie ». Et puis il y a l’éternel pouvoir attractif du jardin : « C’est un point devenu encore plus fondamental pour les acheteurs depuis les différents confinements » nous confirme Nicolas Wedenig. « Pour un montant donné, vous pouvez vous payer un appartement dans le sud de Bruxelles, alors qu’une fois dans le Brabant wallon, vous avez pour le même prix une jolie petite maison avec un bout de jardin ». Ajoutez à cela la généralisation du télétravail et vous comprenez pourquoi les familles déménagent.

Autre aspect singulier de l’immobilier à Waterloo et dans les environs : les établissements scolaires de qualité. « Si L’école internationale St John’s crée un micro-marché à elle toute seule, il y a vraiment de bonnes écoles dans le Brabant wallon, et le public expatrié y est sensible. Si les clients étrangers cherchent presque tous le même style de maison, on remarque tout de même que, dès que vous avez des demandes pour des aménagements de type sauna dans la maison, vous savez que vos clients viennent des pays nordiques » conclut-il en souriant.

Une maison type ?

Existe-t-il une maison type à Waterloo ? « Pas vraiment, nous explique Nicolas, Wedenig, dans certaines villes comme Knokke ou Gand, les maisons ont toutes le même modèle, c’est assez flagrant, mais dans le Brabant, c’est plus varié. Sauf peut-être près de chez nous, à Lasne, où vous trouverez des maisons fort similaires, de style fermette par exemple, mais ce type de maison est très peu présent sur Waterloo. Les faubourgs de la ville se sont principalement développés dans les années 80, la maison type à Waterloo est plus moderne, c’est plutôt une maison de type villa, souvent une quatre façades avec un jardin confortable et deux salles de bains. »

Contre toute attente, la piscine est un aménagement qui n’est pas toujours de nature à convaincre les clients. « Souvent nous demandons le permis au moment de la vente, mais nous laissons le choix au client de la faire creuser ou pas. Pour les Bruxellois, la piscine est un petit plus, mais la crainte de l’entretien reste encore un frein. C’est un surcoût d’énergie qui laisse nos clients encore frileux, d’autant plus que les gens ont souvent encore l’impression qu’ils n’en profiteront pas assez. Le boom constaté chez les piscinistes durant le covid est aujourd’hui bien apaisé. »

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