
Comme chaque année, l’assurance-vie NN et l’université de Gand se sont intéressées au bonheur des Belges. Car depuis la crise sanitaire, la question de l’épanouissement personnel est devenue une priorité pour certaines personnes. Mais il semblerait que le niveau de bonheur ne soit pas le même en Belgique... C’est en effet à Bruxelles que l’on serait le plus heureux.
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Pour établir leur classement, l’assurance-vie NN et l’université de Gand ont interrogé au mois de janvier un échantillon représentatif de 1572 Belges. Comme toujours, les participants sont représentatifs en termes d’âge, de sexe, de région et de catégorie professionnelle.
La capitale en tête
Bruxelles décroche donc la première place avec un score de 6,95. Elle bénéficie d’un cadre de vie animé et d’une culture urbaine. Deux caractéristiques qui comptent pour s’épanouir dans son lieu de vie comme l’explique Sara Claes, chercheuse en sciences sociales à l’UGent. Le podium est complété par les provinces du Limbourg (6,86) et le Brabant wallon (6,68). Preuve que le BW ne cesse d’attirer, de plus en plus de Bruxellois quittent la capitale pour s’y installer.
Si l’on regarde le bas du classement, on découvre que les provinces de la Flandre orientale (6,39), de Liège (6,38) et du Hainaut (6,33) occupent les trois dernières places.
En observant les résultats à l’échelle régionale, on découvre que les habitants de la Région de Bruxelles-Capitale obtiennent le score le plus élevé avec une moyenne de 6,95. Les Flamands notent leur niveau de bonheur à 6,60, tandis que les Wallons, avec une moyenne de 6,42, se disent les moins heureux. « Le bonheur ne semble pas être seulement une expérience personnelle, mais aussi une question d’environnement. Les villes et régions où les gens se sentent davantage connectés obtiennent de meilleurs résultats. Le fait que Bruxelles soit désormais en tête suggère que la dynamique et la diversité peuvent, en effet, offrir un certain rempart face à l’incertitude du climat actuel ».
Autres données à retenir, les habitants des communes affichent un niveau de bonheur légèrement supérieur à celui des citadins (6,65 contre 6,42). La qualité de l’environnement de vie ainsi que la composition sociale et culturelle du quartier expliquent en grande partie cette différence de score. Les résidents des communes (6,53) se disent en effet nettement plus satisfaits de leur cadre de vie que ceux des villes (6,35). De plus, la composition sociale et culturelle du quartier est également mieux évaluée dans les communes (3,63) que dans les villes (3,39).
« Un environnement de vie vert et solidaire a clairement un impact sur notre sentiment de bonheur. Dans les communes moins peuplées, les gens se sentent souvent plus chez eux, ce qui est probablement dû à davantage d’espace, de tranquillité et un sentiment de communauté plus fort. En revanche, les citadins bénéficient de la dynamique et de la culture urbaine, mais ces avantages ne semblent pas compenser totalement la différence en termes de satisfaction résidentielle, ce qui se traduit finalement par une légère différence de score de bonheur en faveur des habitants des communes » commente Sara Claes.
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« Le sentiment général de bonheur des Belges est à nouveau sous pression »
Enfin, à l’échelle globale de la Belgique, on constate une baisse du niveau de bonheur dans le pays. « Après une reprise temporaire en 2024, on constate que le sentiment général de bonheur des Belges est à nouveau sous pression. Cela montre que l’instabilité politique et l’incertitude économique auxquelles nous assistons récemment ont clairement un impact sur la vie quotidienne ». Après une reprise temporaire au début de 2024, il apparaît que le bonheur des Belges n’est pas durable dans le temps.
Cinq ans après l’irruption de la pandémie de coronavirus, la dernière enquête nationale sur le bonheur UGent-NN en date révèle que la population belge est à nouveau moins heureuse qu’avant cette crise. Le score moyen de bonheur a chuté de 6,73 en février 2020 à 6,58 en janvier 2025.
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