
Impact sur l’humeur : avantage heure d’été
La lumière naturelle joue un rôle essentiel sur notre humeur. Cela tombe bien, le passage à l’heure d’été nous fait gagner une heure de luminosité. Conséquence : notre moral retrouve des couleurs. L’hiver venu, notre bien-être en prend un petit coup en raison des journées plus courtes. Le docteur Norman Rosenthal a été le premier à mettre en évidence cette corrélation, jusqu’à employer le terme de «dépression saisonnière» en 1984.
La lumière naturelle favorise la production de la sérotonine, l’hormone du bonheur. Si on retire une heure, les occasions de s’exposer au soleil sont forcément moins nombreuses. La sérotonine n’est plus aussi présente dans notre organisme, nous sommes donc plus moroses. Pour bénéficier des effets de la lumière naturelle en hiver, essayez de sortir dès que les rayons du soleil apparaissent. Pourquoi ne pas aussi opter pour une lampe de luminothérapie ? Il est recommandé de s’installer à une distance de 40cm à 60cm pendant une demi-heure, tous les jours. La lampe doit émettre une lumière blanche de minimum 10 000 lux, comparable à celle du soleil.
En vidéo, voici le temps nécessaire pour intégrer une nouvelle habitude à son quotidien selon une nouvelle étude :
Impact sur le sommeil : avantage heure d’hiver
Dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 mars, nous allons perdre une heure de sommeil. À trois heures du matin, il sera en fait deux heures. Les spécialistes s’accordent à dire que l’heure d’hiver est plus intéressante pour notre sommeil. Les raisons ? Nous nous levons plus facilement, l’heure d’hiver est aussi plus simple à absorber car elle nous fait gagner une heure de sommeil supplémentaire ce qui correspond mieux à notre système veille/sommeil naturel. Si vous vous sentez plus fatigué après le passage à l’heure d’été, c’est normal, il faut en moyenne deux à trois jours pour que notre organisme s’habitue à ce changement.
Impact sur la consommation de CO2 et sur les économies d’énergie : avantage heure d’été
Selon une étude de l’Ademe, l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, le passage à l’heure d’été permettra de réduire les émissions de CO2 d’ici 2030. On enregistrerait alors une économie de 70 000 à 100 000 tonnes de CO2. Quant aux économies d’énergie, les journées plus longues en été permettent de diminuer l’énergie consommée étant donné qu’on allume les lumières plus tard.
Impact sur la vigilance : avantage heure d’été
Lorsque nous passons à l’heure d’hiver, notre vigilance est mise à mal, notamment sur la route. Une étude publiée par l’institut Vias à l’automne 2024 révèle que le passage à l’heure d’hiver implique une augmentation des accidents de la route. «D’octobre à novembre, le nombre d’accidents corporels impliquant des piétons augmente de 35% pendant l’heure de pointe du soir. Le nombre de blessés graves et de tués parmi les piétons croît même de 77%. Non seulement il y a plus d’accidents mais ils sont aussi 31% plus graves. Ainsi, on enregistre 110 piétons tués et blessés graves par 1000 accidents en octobre, contre 144 tués par 1000 accidents en novembre (2014-2023)».
L’institut Vias conseille aux piétons de regarder plusieurs fois avant de traverser, de ne jamais traverser en dehors des passages pour piétons, mais aussi d’être visibles en portant des vestes, anoraks et autres sacs à dos avec des bandes réfléchissantes ou fluo. «Ce faisant, vous serez visibles jusqu’à 150 m minimum tandis qu’avec des habits foncés, les automobilistes ne vous apercevront dans la pénombre qu’à partir de 20 m. Pour rappel, il faut au minimum 26 mètres à un automobiliste qui roule à 50 km/h pour s’arrêter sur sol sec» précise Vias. Les automobilistes, quant à eux, doivent adapter leur comportement en étant encore plus attentifs et en ralentissant à proximité des passages piétons.
Impact sur la santé cardiaque : avantage heure d’hiver
Passer à l’heure d’été aurait des conséquences sur le cœur. Selon une étude menée par l’American College of Cardiology en 2016, rapportée par Sciences et Avenir, les crises cardiaques seraient plus nombreuses le lundi suivant le passage à l’heure d’été. «Le risque de faire un infarctus serait supérieur de 25% par rapport aux autres lundis de l’année. Le chiffre est d’autant plus marquant lorsque l’on sait que les attaques cardiaques sont généralement plus fréquentes le lundi matin que les autres jours». La principale explication est le stress causé par la perspective d’une nouvelle semaine. Associé à la perte d’une heure de sommeil, les conséquences sur notre santé peuvent être fatales.
Zoom en vidéo sur le «sunday reset», la routine à adopter pour éviter le stress du lundi matin :
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