
Le dictionnaire Oxford, référence incontournable en matière de langue anglaise, a récemment ajouté un nouveau terme à son répertoire. Le mot en question ? « Gigil ». Si vous n’en avez jamais entendu parler, c’est normal. Il est récemment devenu un phénomène mondial, notamment grâce aux réseaux sociaux et à une popularité croissante dans les conversations en ligne. Mais que signifie « gigil » et pourquoi tout le monde s’arrache cette nouvelle expression ?
Découvrez en vidéo pourquoi les puzzles et coloriages sont autant prisés des adultes ?
Que signifie « gigil » ?
Le terme « gigil » désigne ce sentiment irrésistible de vouloir « mordre » ou « écraser » quelque chose, souvent par excès d’affection ou de tendresse. C’est une sorte de réaction spontanée, un élan émotionnel intense, qui surgit lorsqu’on est face à quelque chose de particulièrement mignon, que ce soit un bébé, un animal ou même un objet. Il s’agit d’un mélange de frustration et de douceur, une envie de protéger ou de câliner ce qui nous attendrit, tout en sachant qu’il est impossible de le faire de manière excessive sans le rendre un peu étrange.
Le terme « gigil » reflète une sorte de douceur incontrôlable, mais souvent accompagnée de l’idée que l’on ne peut pas tout à fait assouvir ce désir de manière logique ou acceptable. Ce mot capte donc cette dualité entre l’attachement profond et l’envie irrépressible de manifester cette tendresse de manière (un peu) exagérée.
D’où vient le terme « gigil » ?
Le mot gigil vient directement du tagalog, une langue parlée aux Philippines. En tagalog, il est utilisé pour décrire précisément ce phénomène d’émotion excessive face à quelque chose d’extrêmement mignon. Il n’a pas d’équivalent direct en français, ce qui explique en partie pourquoi il a piqué l’intérêt des linguistes et des amoureux des langues.
L’arrivée de ce mot dans le dictionnaire Oxford est, en quelque sorte, un reflet de l’influence grandissante des langues et cultures du monde entier sur la langue anglaise. De plus en plus de mots non anglophones trouvent leur place dans les dictionnaires, enrichissant ainsi le vocabulaire et apportant des nuances subtiles à la langue.
Un phénomène amplifié par les réseaux sociaux
En 2025, les tendances se font et se défont sur les réseaux sociaux, que ce soit en matière de mode, de food, de tourisme… La linguistique ne déroge pas à la règle. Les utilisateurs ont commencé à partager des vidéos et des photos de situations où ils éprouvaient ce sentiment irrésistible de tendresse, accompagné du hashtag #Gigil. Que ce soit en réponse à des vidéos de bébés qui font des grimaces ou des animaux adorables, le mot a trouvé un terrain de jeu parfait sur Instagram et TikTok.
« Gigil » a ainsi traversé les frontières et trouvé un écho auprès des jeunes générations, toujours à la recherche de termes originaux pour exprimer des émotions sur lesquelles nous n’arrivons pas à poser de mots. « Gigil » est ainsi devenu un moyen de communiquer cette folie douce que l’on ressent face à ce qui nous attendrit.
Pourquoi ce terme plaît-il autant ?
« Gigil » incarne une émotion que l’on peut tous ressentir en observant quelque chose de particulièrement attendrissant. Il met en lumière une dimension subtile de l’affection, souvent difficile à traduire avec des mots plus classiques comme « amour » ou « tendresse ». Le fait que ce mot vienne des Philippines, et trouve un écho dans le monde entier, montre à quel point les sentiments humains peuvent être universels, même si chaque culture peut avoir sa propre manière de les décrire.
Ce phénomène linguistique démontre également une évolution des échanges culturels dans le monde moderne. Les frontières linguistiques deviennent de plus en plus floues, et les expressions locales peuvent se retrouver à l’échelle mondiale grâce à Internet. « Gigil » représente à lui seul cette nouvelle ère de communication, où l’émotion prime et se trouve souvent amplifiée par les réseaux sociaux.
Ne manquez plus aucune actualité lifestyle sur sosoir.lesoir.be et abonnez-vous dès maintenant à nos newsletters thématiques en cliquant ici.
Sur le même sujet














