
Où est-on le plus heureux ?
N’en déplaise aux économistes, le World Happiness Report 2025 publié par l’ONU et Gallup révèle que le bonheur de nos concitoyens n’aurait au final pas grand-chose à voir avec le PIB… Comme chaque année, ce rapport nous indique que les pays nordiques dominent largement le classement : la Finlande en tête, suivie du Danemark de la Suède et de la Norvège.
L’explication serait que ces pays sont des pays riches, mais pas seulement ! Au-delà des chiffres, on constate aussi que ce sont des pays où les liens entre les individus restent forts et sincères. Les pays nordiques sont une société où les gens ont le sens de l’autre, où ils apprennent l’empathie et la bienveillance à l’école, où ils partagent des repas ensemble, ou la famille est une valeur centrale, et considérée largement par tous comme une source de bonheur et d’épanouissement.
En vidéo, l’adresse idéale pour partager un repas se trouve à Liège, chez Yamas
Preuve que ce rapport à la famille est fondamental, il a été démontré via des observations que deux pays inattendus se sont invités dans le top 10 mondial des pays les plus heureux : le Costa Rica et le Mexique. Pas question ici de pays riches, ni de gros PIB, car c’est précisément dans le mode de vie de ces populations que l’on trouve la raison pour laquelle ces pays ont fait leur percée dans le classement mondial des pays les plus heureux.
La force du lien social
Nous sommes ici aussi, même si les us et coutumes sont totalement différents, au cœur d’une société pour qui la force du lien social, la famille et le repas pris tout ensemble sont des traditions qui restent fortes et structurantes pour les habitants. Un repas en famille est un amortisseur émotionnel puissant ; un endroit où l’on se sent en sécurité et où on se sent aussi associé à une communauté de valeurs.
Ainsi, en quelque sorte, le repas en famille, ce moment où l’on ne produit pas où l’on n’achète rien où l’on parle et qu’on crée du lien est précisément une source importante de bonheur et de sécurité. Dans les sociétés les plus aisées, la vie de famille s’est désintégrée, les repas sont pris sur le pouce, souvent hors du foyer, chacun court vers ses activités, oubliant que la cohésion sociale part toujours du cercle familial… Singulièrement, on trouve des liens entre le nombre de repas pris seul et les indicateurs de dépression, d’isolement, et même la naissance de certaines addictions…
Ainsi, la question n’est plus de se demander si on est assez riche pour être heureux, mais de se demander si l’on est assez bien entouré quand on passe à table…
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