Les 5 pièges des soldes dans lesquels on tombe (presque) tous - Comment ne pas regretter aussitôt ? - Camille Vernin

Les 5 pièges des soldes dans lesquels on tombe (presque) tous

Les soldes peuvent être une bonne occasion de s’équiper à petit prix, surtout quand on a un budget serré. Mais ce n’est pas une raison pour se faire avoir.
sosoir
Photo
Unsplash

Chaque année, c’est la même rengaine. On se jure de ne pas craquer pendant les soldes, et on se retrouve deux jours plus tard les bras chargés de sacs, à essayer de justifier un pull asymétrique en maille verte qu’on n’aurait jamais regardé hors promo. Oui, les soldes ont ce pouvoir étrange de nous faire oublier qui l’on est.

Et ce n’est pas juste une faiblesse personnelle. C’est le résultat d’un mécanisme bien huilé, pensé pour court-circuiter nos raisonnements et nous pousser à l’achat impulsif. Alors - sans culpabilité ni condescendance -, voici les 5 pièges courants dans lesquels on tombe toutes et tous. Parce ok, il n’y a pas de honte à se faire avoir, mais il y a un minimum de fierté à savoir pourquoi.

Sur le même sujet : Cinq règles d’or pour faire de bonnes affaires pendant les soldes

1. Acheter pour « rentabiliser » la promo

C’est probablement le piège le plus sournois. Vous voyez cette veste qui était à 299€ et que vous avez eue à 149€ ? Félicitations, vous venez (peut-être) de perdre 149€ pour économiser 150. Le cerveau adore ce genre de logique inversée.

On appelle ça le biais cognitif du framing : nous serions plus sensible à la réduction affichée qu’à la valeur réelle de l’objet. Et en période de soldes, les étiquettes savent y faire : -70%, -50%, -40%… On oublie qu’un bon achat, c’est d’abord un achat utile, pas un prix barré. Et pour rappel, un article soldé reste une dépense, pas une économie.

2. Croire qu’on fait une « bonne affaire » parce que c’est le moment

Autre version du piège précédent : se dire que les soldes sont le moment idéal pour acheter ce manteau hors budget, ces boots italiennes ou ce sac de luxe « parce qu’on ne retrouvera jamais ce prix-là » ».

Sauf que plusieurs études ont montré que certains articles sont discrètement augmentés avant les soldes, pour créer une fausse réduction. Et que les vraies affaires se font souvent en inter-saison (fin août, fin février) ou pendant les ventes privées. En clair, ce n’est pas parce qu’on achète pendant les soldes qu’on fait forcément une bonne affaire. Parfois, on achète juste… pendant les soldes.

3. Faire les soldes comme on fait ses courses : sans liste

C’est le piège dans lequel on tombe quand on a « juste envie d’aller jeter un œil ». Résultat : on revient avec un crop top qu’on portera une fois en festival, une robe satinée qui baille aux hanches, et trois tee-shirts blancs qu’on possède déjà en six exemplaires.

En effet, le manque d’intention claire favorise l’achat compulsif. Faire les soldes sans savoir ce que l’on est venu chercher, c’est comme aller au supermarché le ventre vide, on ressort rarement avec des choses sensées.

4. Acheter hors saison (et ne plus en avoir envie le moment venu)

C’est un grand classique des soldes d’été : on craque pour une énorme doudoune matelassée en plein mois de juillet, « parce que franchement à ce prix-là, ce serait idiot de ne pas la prendre ». Et puis novembre arrive. Et là, surprise : la doudoune ne nous plaît plus, elle ne matche avec rien, ou alors une nouvelle tendance a surgit entre-temps et on fantasme déjà un autre manteau croisé camel.

Acheter hors saison, c’est malin sur le papier. Mais dans la vraie vie, c’est oublier que nos goûts changent aussi vite que la météo belge. Ce qui nous paraît génial à -70 % en short et claquettes peut nous sembler franchement bof une fois l’hiver installé. Bref, acheter en différé, c’est projeter une utilisé future sans savoir si le besoin existera encore, bref une rupture entre l’envie et l’usage. 

5. Oublier que chaque achat a un coût invisible

Enfin, dernier piège et pas des moindres : penser qu’un prix cassé ne coûte rien. Mais tout achat a un impact : environnemental, social, éthique… Même si on ferme les yeux sur les conditions de fabrication - qu’on imagine peu glorieuses quand un tee-shirt coûte 4€ -, le coût caché, c’est aussi celui de la place mentale que prennent tous ces vêtements qu’on ne porte pas.

Dans son livre La Magie du rangement, Marie Kondo explique le « bruit visuel » qui règne dans nos dressings. Et on ne parle même pas de l’impact psychologique des fringues achetées sur un coup de tête, mal coupées, qui nous complexent ou nous rappellent un achat regretté.

En résumé : oui aux soldes, non aux achats aveugles. Il ne s’agit pas de devenir une ayatollah de la garde-robe capsule. Les soldes peuvent être une bonne occasion de s’équiper à petit prix, surtout quand on a un budget serré. Mais ce n’est pas une raison pour se faire avoir.

Ne manquez plus aucune actualité lifestyle sur sosoir.lesoir.be et abonnez-vous dès maintenant à nos newsletters thématiques en cliquant ici.

Contenus sponsorisés

Magazine

MagazineJe découvre
SO FRIEND

SO FRIEND

So soir est une communauté… Découvrez nos concours et avantages so friend!

je découvre
CARNET D’ADRESSES

CARNET D’ADRESSES

Découvrez les bons plans sorties avec SoSoir

je découvre
MASTERCLASS

MASTERCLASS

Découvrez comment sublimer votre plateau de fromages.

je découvre