
C’était l’un des événements les plus attendus de cette Fashion Week de Paris qualifiée d’exceptionnelle dans le petit monde de la mode. Le premier défilé Dior sous l’ère Jonathan Anderson a donc eu lieu ce mercredi après-midi. L’événement s’est tenu au Jardin des Tuileries avec, bien évidemment, une pluie de stars. On a pu apercevoir Jenna Ortega, Juliette Binoche, Anya Taylor-Joy, Jennifer Lawrence ou encore Anna Wintour, la désormais ex-rédactrice en chef du Vogue US.

Après 12 années de bons et loyaux services chez Loewe, Jonathan Anderson est donc aux manettes des collections hommes et femmes de Dior. Un challenge XXL pour ce génie de la mode qui a succédé à Maria Grazia Chiuri pour la ligne femme.
Les tenues étaient très attendues, la scénographie aussi. Car chaque élément compte lors d’une Fashion Week. La mise en scène se voulait sobre mais élégante, avec une imposante pyramide renversée. Sans doute un clin d’œil à la pyramide inversée du Louvre. Des images d’archives ont été diffusées où l’on voyait Christian Dior dans ses ateliers ou d’anciens défilés de la maison française, le tout dans une ambiance mystérieuse et électrique à la fois. Par ces images, Jonathan Anderson laisse deviner qu’il ne compte pas révolutionner l’esprit Dior, mais s’inscrire dans la continuité de ses prédécesseurs.
La mini-jupe, star du défilé Dior
Place ensuite au défilé. La première silhouette à se présenter au public était habillée d’une élégante robe inspiration New Look blanche arrivant au genou et décorée d’un nœud. Le nœud, l’un des symboles de la maison Dior, était omniprésent. Sur des jupes, des robes, petit ou plus imposant, dans le dos d’une robe ou brodé sur le col d’une chemise, impossible de passer à côté.
Jonathan Anderson a mis à l’honneur la mini-jupe. En cuir, en denim bleu pour le côté classique ou en rose pour l’originalité, effilochée, plissée, elle se décline à l’infini. La mini-jupe se porte avec des chemises en soie dotées d’un col serré, un blazer noir au décolleté plongeant ou une cape. Quant aux matières, le nouveau directeur artistique a misé sur la dentelle avec à plusieurs reprises un jeu sur la transparence, mais aussi des textiles plus fluides et aériens. Les couleurs se voulaient sobres avec une dominante de blanc, gris et beige.
Quant à la chaussure, elle était dans tous ses états : des escarpins à bout pointus ornés d’un C ou d’un D, d’un petit cœur ou habillée d’une imposante fleur en tissu. Mention spéciale pour les chapeaux XXL, un autre accessoire incontournable chez Dior qu’Anderson a mis à l’honneur dès les premières minutes de son défilé. Cette première fut réussie, brillante et prometteuse, plus sage que Maria Grazia Chiuri, mais ô combien séduisante.
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