
Le vernis semi-permanent n’est plus l’apanage des instituts. Depuis plusieurs années maintenant, la tendance pour les formules tenant plusieurs semaines, sans rendez-vous ni file d’attente, ne cesse de croître. OPI, Essie ou encore la marque française Manucurist ont chacune apporté leur pierre à cette démocratisation. Mais qu’en est-il des couleurs qui vont faire cet automne 2026 ?
Entre nude et couleurs affirmées
L’ongle naturel est la grande star de cette saison, entre finitions nude et nuances translucides. Preuve que la sobriété a de beaux jours devant elle. Manucurist mise sur Milky Peach, un beige pêche laiteux repéré sur les podiums, et sur Gloss, un rose doux et glossy aux reflets irisés. Essie reste sur ses valeurs sûres, entre wild nude et bare with me. Du côté de miure, nouvelle marque belge qui vient d’être lancée, le nude occupe aussi une bonne partie de la collection, avec des teintes comme white lie, pinky promise ou almond mom.
Mais les couleurs seront aussi tendances cet automne, avec des coloris plus affirmés. Le bordeaux ne quitte évidemment pas la scène beauté. OPI perpétue son classique Malaga Wine, sorti il y a vingt ans et toujours aussi demandé chaque automne. miure entre en scène avec ses propres propositions, miure girl et burnt cherry, et compte bien s’y faire une place.
L’outsider de la saison : le bleu abyssal, plus profond et plus grisé que ses versions estivales, à l’image de Midnight chez Manucurist. Une piste que miure n’a pas encore explorée, mais qui pourra peut-être s’inviter dans une prochaine collection. À méditer…
Une nouvelle marque belge à suivre
La marque miure s’installe dans le paysage des cosmétiques belges et européens et fait partie des nouveautés à suivre cet automne. Sa fondatrice, Camille Parein, 29 ans, n’est pas une inconnue de la beauté unguéale. Elle est la fille de Paul Parein, à la tête de ProNails, entreprise belge spécialisée dans le matériel et les produits pour ongles à destination des professionnels depuis plus de 45 ans. Camille y a grandi, observant de près les étapes de développement, de test et d’amélioration des formules. De quoi nourrir un constat simple : les consommateurs veulent désormais un résultat comparable à celui en institut, mais sans la complexité technique qui va avec, ni le temps que cela suppose.
Après dix-huit mois de développement, la marque propose une collection de 50 couleurs, ainsi qu’un concept : Build your set, un système de coffret personnalisable, dans laquelle on choisit sa base (peel-off ou soak-off), l’ajout ou non d’une lampe, ainsi que le nombre de teintes souhaitées. Les prix s’échelonnent de 79 à 169 euros, une fourchette qui la positionne sur le segment haut du marché.
Sur le fond, miure ne bouleverse pas les codes du secteur : peel-off, capuchon ergonomique, packaging épuré, autant d’éléments que l’on peut retrouver chez plusieurs concurrents directs. Sa singularité tient surtout à son ancrage belge, un département de développement en interne et un accès direct à l’expertise professionnelle de ProNails. Reste à voir si ces arguments suffiront à convaincre, sur un marché qui s’est nettement densifié ces dernières années, porté par une clientèle aussi sensible à l’esthétique du produit qu’à sa composition.

Sur cette question justement, Manucurist met en avant des formules vegan et débarrassées de neuf ingrédients considérés comme controversés (le formaldéhyde ou le toluène, par exemple). miure, de son côté, ne revendique pas de label mais annonce des formules sans HEMA, di-HEMA, ni TPO, des composants connus pour leur potentiel allergisant.
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