
Ce vendredi 3 octobre, Victoria Beckham a enchanté la Fashion Week de Paris lors de son défilé à l’église du Val-de-Grâce. Pour sa collection printemps/été 2026, la créatrice britannique a évoqué ses souvenirs d’adolescence et joué la carte de la nostalgie, plus que jamais en vogue dans la mode. Elle a été fouillée dans des photos et des vidéos de sa jeunesse. Le résultat est romantique, bucolique aussi, avec des robes nuisettes, l’une des tendances fortes de cet automne, des bustiers oversize, mais aussi des matières vaporeuses. Victoria Beckham investissait la Fashion Week de Paris pour la troisième fois. Sa famille était bien évidemment présente pour la soutenir.

Mais le chemin de Victoria Beckham dans le monde de la mode n’a rien eu d’évident. Longtemps perçue comme une célébrité en quête de crédibilité, elle a réussi à imposer sa vision dans un milieu qui ne pardonne ni les faux pas, ni les étiquettes. Aujourd’hui, la Britannique n’est plus seulement « l’ex Spice Girl » ou « la femme de », mais bel et bien une créatrice respectée, saluée pour son sens de l’élégance minimaliste et sa persévérance à toute épreuve. Retour sur une ascension aussi inattendue que stratégique.
Un sens inné de la mode
Dans les années 1990, Victoria Beckham est une superstar. Elle est membre des Spice Girls, le girls band le plus connu de la planète. Surnommée Posh Spice, son personnage est celui de la snob, la fille sophistiquée qui ne sourit jamais, toujours tirée à quatre épingles dans des tenues noires et des talons vertigineux. Victoria Beckham affiche déjà un style minimaliste avec un constat évident : la mode fait déjà partie de sa vie et participe à son identité.
À la séparation du groupe en 1998, elle tente brièvement une carrière solo, sans grand succès. Mais Victoria Beckham a d’autres projets en tête, loin de la musique. Très vite, elle s’oriente vers la mode, posant pour des campagnes, assistant aux défilés et alimentant la presse people avec ses looks étudiés.
Mais peu de personnes ne la prennent au sérieux… On la perçoit davantage comme une célébrité obsédée par son apparence, accrochée aux baskets de son footballeur de mari, et non comme une créatrice avec du potentiel. Il faut attendre 2004 pour voir sa première vraie incursion dans le monde de la mode. Elle signe alors une collaboration pour une ligne de jeans avec la marque Rock & Republic. Deux ans plus tard, elle lance sa propre marque de denim et d’accessoires, dvb (ses initiales), avec des résultats mitigés. Les débuts sont fastidieux, mais Victoria Beckham persévère.
Le vrai tournant a lieu en 2008, lorsqu’elle présente à New York sa première collection éponyme. On y découvre une capsule de dix robes, sobres, structurées et élégantes. Contre toute attente, la presse spécialisée est séduite. Victoria Beckham affiche une esthétique minimaliste et raffinée qui détonne dans un monde où l’on attendait d’elle quelque chose de plus tapageur. Cette même année, Marc Jacobs l’avait invitée à devenir le visage de sa collection printemps-été 2008.

D’outsider à nom installé dans la mode
Dès les saisons suivantes, Victoria Beckham enchaîne les collections avec cohérence et rigueur. Ses pièces sont bien coupées, pensées pour être portées, sans sacrifier l’élégance. La presse mode commence à la prendre au sérieux. Anna Wintour, papesse du milieu et désormais ancienne rédactrice en chef du Vogue US, est l’une des premières à la soutenir.
En 2011, elle reçoit le British Fashion Award de la marque de créateur de l’année. Avec cette récompense, l’industrie de la mode la considère désormais comme l’une des siennes : Victoria Beckham a fait ses preuves. Au fil des collections, elle affine son style en misant sur une palette neutre, des silhouettes nettes, en jouant aussi sur les codes du vestiaire masculin. Elle souffle les 10 ans de sa marque à Londres, en Angleterre, chez elle, là où tout a commencé. Victoria Beckham ne s’arrête pas ici et élargit son offre en lançant en 2019 une ligne beauté.
Victoria Beckham est désormais une figure incontournable de la mode en 2025. Elle n’a pas seulement signé une belle reconversion : elle a réussi à construire une marque à son image, élégante, déterminée et exigeante. Elle a fait oublier son passé de star pop pour se réinventer dans un univers élitiste ou il est difficile de faire ses preuves. Elle est aussi l’une des rares célébrités à avoir réussi une transition crédible dans un métier créatif, là où tant d’autres n’ont proposé que des collections éphémères ou des opérations marketing sans lendemain. Victoria Beckham n’a rien lâché, malgré des moments de doute. C’est aussi cela la clé de sa réussite.

Encore plus de contenu people avec vidéo notre visite de l’Isle de Leos, l’hôtel de Patrick Bruel dans le sud de la France :
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