
On apprenait récemment la liste des tendances voyages pour 2026 avec entre autres, un engouement pour des destinations européennes telles que l’île de la Sardaigne ou la Savoie dans les Alpes françaises. Aujourd’hui, on s’intéresse aux destinations qui vont être de plus en plus exposées au surtourisme. On parle de surtourisme lorsqu’un trop grand nombre de voyageurs affluent vers une même destination dépassant sa capacité d’accueil. Les conséquences sont alors nombreuses notamment pour la population locale avec des infrastructures fragilisées, une saturation des transports en commun, une circulation compliquée sur la route, une hausse des prix du logement… L’environnement en pâtit également avec des dégradations.
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L’Albanie
Le média Time Out a répertorié sa liste des destinations les plus exposées au surtourisme. La première d’entre elles est l’Albanie. On apprend que le pays a vu son nombre de visiteurs passer de trois millions en 2015 à dix millions en 2023. « Les experts prévoient désormais qu’environ 30 millions de personnes pourraient s’y rendre d’ici 2030, faisant d’elle la destination touristique européenne à la croissance la plus rapide » explique Time Out. Pour désengorger les lieux, Elton Caushi, habitant de Tirana et fondateur du tour-opérateur local Albanian Trip, propose de visiter les sites incontournables tout en misant sur des villages ruraux comme Zogaj (près de Shkora), Delvina (près de Saranda), Lushnja (près de Durrës) et Kukës (près de Valbona). Autre conseil : partir hors saison, l’Albanie est toujours aussi belle.

Raja Ampat, Indonésie
Destination très prisée des plongeurs, Raja Ampat est elle aussi de plus en plus exposée au surtourisme. La raison ? Une campagne marketing bien ficelée qui a mis le lieu sous les projecteurs. Raja Ampat connaît une importante croissance touristique. Pour limiter les effets négatifs du surtourisme, Time Out conseille « d’explorer la région à bord d’un navire à faible impact environnemental, comme le voilier Ombak Putih du New Scientist, préférable à un séjour sur les îles, qui ne ferait qu’aggraver la situation ».

Saint-Jacques-de-Compostelle, Espagne
Implantée en Espagne, Saint-Jacques-de-Compostelle connaît une notoriété touristique de plus en plus grande. Les prémices de cet engouement remontent au Covid. « Pendant la pandémie de Covid-19, sa notoriété a encore augmenté, notamment grâce aux photos et vidéos publiées sur Instagram par de nombreux internautes parcourant des portions de l’ancien itinéraire de pèlerinage ».
Avec le succès pour la marche, Saint-Jacques-de-Compostelle continue de séduire et flirte un peu plus avec la saturation. Time Out a ici interrogé Isabel Rodriguez, habitante et guide d’expédition pour essayer de comprendre comment limiter les dégâts. Elle propose de découvrir d’autres trésors de la Galice, région où se trouve Saint-Jacques-de-Compostelle, mais aussi d’explorer la Corogne. « Elle offre une expérience plus paisible, imprégnée d’architecture médiévale, de gastronomie et abritant plus de 15 musées ».

Belém, Brésil
L’Amérique latine est de plus en plus concernée par le tourisme de masse, à commencer par Belém, au Brésil. Située aux abords de la forêt amazonienne, dans l’État du Pará, au nord du Brésil, Belém est une porte d’entrée vers la biodiversité du delta de l’Amazone. Mais aujourd’hui, la fréquentation touristique est en hausse. On apprend que « sur les 2,2 millions d’habitants de Belém, 604 000 vivent dans des favelas. Certains résidents ont même été expulsés de leurs logements, les propriétaires cherchant à tirer profit de la location saisonnière ». L’une des solutions pour limiter l’impact du surtourisme consiste à privilégier les itinéraires moins fréquentés et séjourner dans des hébergements communautaires.

Kotor, Monténégro
À l’instar de l’Albanie, le Monténégro est lui aussi de plus en plus impacté au surtourisme. Moins cher que le sud de la France, l’Italie ou la Grèce, il abrite de nombreux atouts pour séduire les touristes avec de belles plages et de très jolies villes comme Kotor. Elle abrite les bouches de Kotor. L’endroit fait penser à un fjord d’Europe du nord avec pour décor les Alpes dinariques. Les bateaux de croisières y sont de plus en plus nombreux avec environ 500 grands bateaux chaque année.
Les conséquences du surtourisme sont déjà perceptibles : « Il en résulte des embouteillages, la flambée des prix de l’immobilier et la dégradation de l’environnement qui contraignent une partie des 22 000 habitants de la ville à quitter leurs maisons, classées au patrimoine mondial de l’UNESCO ». Il est là aussi suggéré de venir visiter le Monténégro pendant hors de la haute saison pour apprécier les paysages et diminuer la pression touristique.

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