
Quand l’idée d’un sapin monumental a commencé à germer, c’est Jean-Paul Lespagnard lui-même qui a voulu porter ce projet. « Ça fait quatorze ans que j’attendais ce moment. Quatorze ans que j’avais envie de créer un sapin monumental, festif et populaire », nous confie-t-il. Pour lui, ce projet dépasse la simple décoration.
En vidéo, on vous emmène découvrir les secrets de fabrication d’un célèbre chocolat :
« Noël, c’est un moment fort. J’avais envie d’offrir quelque chose de positif, de rassembler les gens ». Pour lui, c’était clair : il fallait que ce sapin soit pensé comme une expérience collective, accessible et forcément lumineuse.
Des mois de préparation
Le créateur aborde alors le projet comme il aborde la mode : avec un moodboard géant, des recherches à foison et une intuition très précise. « J’ai mené une étude anthropologique et mythologique à travers les âges et les continents », explique-t-il. Très vite, un fil rouge apparaît : les ex-votos métalliques, ces petites silhouettes martelées qui, dans de nombreuses cultures, expriment un souhait ou une gratitude. « Ces objets existent partout, sous différentes formes. Ils relient les imaginaires du monde. J’avais envie d’en faire le langage du sapin », poursuit-il.

Cette base symbolique devient un terrain de jeu visuel. Résultat : un “atlas non exhaustif des imaginaires”, une collection de 140 petits personnages inspirés de mythes, de légendes, de cultes populaires et de figures protectrices.
140 silhouettes comme un casting mode

Pour Jean-Paul Lespagnard, ces personnages sont de véritables silhouettes, comme celles d’un défilé. « Je voulais représenter tout le spectre : hommes, femmes, enfants, personnes âgées, … toutes les morphologies », détaille-t-il. « Par essence, l’ex-voto existe sous des formes très différentes : des corps, des membres, des symboles… Toute cette variété nourrit naturellement le projet », explique-t-il.
Une fois les dessins validés, place au métal. « Tout est du prototypage. Chaque silhouette est unique », explique-t-il. Pour fabriquer les grands personnages (40 à 50 cm) que l’on retrouve dans le sapin, il s’entoure de six artisans marteleurs. Ensemble, ils chauffent, façonnent, lissent, percent.
Les miniatures — celles qui ont servi comme prototype - ont nécessité près d’un mois entier de travail. Une minutie proche de la haute couture. Et toujours, une attention portée à la durabilité : « On refond toutes les chutes de métal. C’est une technique avec très peu de perte », précise Jean-Paul.
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Styliser un sapin

On pourrait croire que passer du podium au sapin relève du grand écart. Jean-Paul prouve le contraire. « Oui, on stylise un sapin comme une silhouette : on pense aux volumes, aux couleurs, aux proportions », dit-il. Sa volonté ? « Je voulais qu’on ait l’impression d’un sapin de salon… en vingt fois plus grand ».
Et c’est exactement l’effet que l’on ressent. Sur les photos, la Grand-Place semble presque rétrécie derrière ce sapin oversize, comme si un décor domestique avait colonisé l’espace public. Fidèle à son univers, Jean-Paul a voulu un sapin lumineux, simple, presque enfantin. « Quand on zoom, on voit qu’ils sourient tous. C’était important pour moi de créer quelque chose de joyeux et de rassembleur », explique-t-il.
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Un sapin couture… à installer chez soi
Et la bonne nouvelle ? Il est possible de ramener un bout de ce sapin chez soi. Jean-Paul a en effet mis en vente les miniatures des personnages « Oui, on peut tout à fait recréer le sapin de la Grand-Place chez soi. Sur mon e-shop, j’ai mis en vente des coffrets contenant chacun un seul personnage, choisi de manière aléatoire. », explique-t-il. « Quand on achète un coffret, on ne sait pas sur lequel on va tomber. C’est un peu comme recevoir une petite surprise », ajoute-t-il.Chacun peut donc composer son sapin personnalisé et crée un petit défilé suspendu dans son salon.
Envie de vous emparer d’un fragment de la déco de Jean-Paul Lespagnard chez vous ? Rendez-vous ici.
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