
C’était le «hot ticket» de la semaine. Lundi, au Musée Rodin, Jonathan Anderson affrontait son baptême du feu couture chez Dior. Résultat ? Une masterclass qui dépoussière le genre, valide la « weird beauty » et offre à la mode le « plot twist » émotionnel qu’elle attendait.
Pour ses débuts en Haute Couture, l’Irlandais a décidé de transformer le 30 Avenue Montaigne en laboratoire moderne. L’ambiance ? Un cabinet de curiosités ultra-luxueux où ancien et nouveau se percutent, le tout sous un plafond végétalisé digne d’une installation d’art contemporain.
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Le grand come-back de John Galliano
C’est l’image qui a cassé Internet hier. Au premier rang, éclipsant presque Rihanna (arrivée avec une heure de retard) et J-Law : John Galliano. C’était son grand retour chez Dior depuis son départ fracassant il y a 15 ans.
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Le génie d’Anderson ? Il n’a pas juste invité l’ex-enfant terrible, il en a fait le point de départ du show. Les milliers de cyclamens au plafond et sur les oreilles des mannequins ? Inspirés d’un bouquet offert par Galliano à Anderson pour son arrivée. Une passation de pouvoir florale qui boucle enfin la boucle.
« Weird is the new chic »
Sur le catwalk, Anderson a lâché les freins. Inspiré par les céramiques de l’artiste kényane Magdalene Odundo, il sculpte des silhouettes « bulbous », des volumes qui ondulent et enveloppent le corps sans le contraindre. C’est organique, étrange, et très cool.
On retient quoi pour briller en société ?
L’upcycling passe ici en mode palace avec des sacs taillés dans des tissus du XVIIIe siècle restaurés, tandis que le bijou vire au cosmique, incrustant fossiles et véritables météorites (oui, porter un bout d’espace sera le nouveau flex ultime).
Côté souliers, on valide la chaussure plate à bout carré (hommage à Roger Vivier), parfois recouverte de pétales pour arpenter Paris avec allure, sans y laisser ses orteils.
Verdict ? Jonathan Anderson a réussi là où beaucoup échouent : prouver que la haute couture n’est ni figée, ni muséale, mais bien une matière urgente et vivante. Le final, porté par une Mona Tougaard divine dans une robe de mariée d’une fluidité désarmante, confirme la donne : la nouvelle ère Dior sera cérébrale et sensible, mais surtout terriblement actuelle.

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