Qui sont les « hobosexuels », le nouveau red flag des applications de rencontre ? - L’« hobosexuel » ne cherche pas l’âme sœur, mais un toit gratuit et un frigo plein. - Camille Vernin

Qui sont les « hobosexuels », le nouveau red flag des applications de rencontre ?

Oubliez le ghosting, le nouveau cauchemar des applis de rencontre a une brosse à dents et aucune intention de repartir. Derrière le terme « hobosexuel » se cache une forme de violence économique qui ne dit pas son nom : le parasitisme amoureux.
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On connaissait le ghosting, le breadcrumbing, ou le love bombing. Désormais, les applis de rencontre nous livrent une nouvelle espèce invasive : le hobosexuel. Le pitch est digne d’une mauvais comédie française : un type débarque dans votre vie avec une histoire de colocs toxiques ou de bail non renouvelé, et en bonus un sac de fringues qui pue. Avant même que vous n’ayez eu le temps de décider si vous aimiez son odeur ou sa façon d’embrasser, il a déjà colonisé votre côté du lit, vidé votre frigo et pris le contrôle de la télécommande.

pourquoi est-il si difficile de trouver l’amour en 2026 ?

Le « Tarzan du dating »

Le nom de ce spécimen ? L’hobosexuel. Une contraction de « hobo » qui veut dire « vagabond » et de « sexuel ». Et il n’est pas là pour vos beaux yeux. Enfin, si, mais surtout pour le toit qui va avec. On le surnomme d’ailleurs le « Tarzan du dating », car il ne lâche une liane (son ex) que lorsqu’il en a agrippé une nouvelle (vous).

Le média Urbania qui a enquêté sur le phénomène relate que les témoignages qui inondent les forums sont glaçants de similitude. Prenez Mélanie : elle ramène un « mec gentil » qui vit chez sa grand-mère. Résultat ? Trois mois de parasitisme, un compte en banque dévalisé pour de la drogue et une ardoise à 5.000 euros. Ou encore Emma, qui dépanne un type « mis à la rue » pour une nuit. Il arrive avec toute sa vie dans des cartons et refuse de repartir. Sans bail ou sans la preuve qu’une entente existe entre les deux parties, le tribunal ne peut intervenir, ce qui complique la donne.

Le parasitisme comme stratégie de survie

Derrière la vulnérabilité de façade se cache souvent un pro de la manipulation. Le scénario est d’ailleurs bien rodé. D’abord l’urgence : il a un problème de logement immédiat (un méchant propriétaire, des travaux imprévus). Ensuite, la rapidité d’exécution : il veut emménager après trois jours. « C’est le destin », dira-t-il. Non, c’est juste qu’il n’a nulle part où dormir.

Puis le changement de masque : une fois les brosses à dents réunies, le prince charmant devient un enfant colérique qui ne paie ni le loyer, ni les charges, ni même son propre shampoing.

La violence en charentaises

Derrière l’anecdote un peu drôle, on touche à un vrai sujet : la violence économique. Utiliser le compte bancaire de l’autre à son insu, imposer ses dépenses ou squatter un appart sans participation est la première étape du contrôle conjugal. Et le pire ? Juridiquement, c’est un bourbier. En Belgique comme ailleurs, sortir un type qui a installé ses pénates chez vous — même sans bail — peut vite devenir une mission pour la police ou les tribunaux.

Bref, si votre prochain match Tinder vous propose d’amener sa valise au deuxième rendez-vous parce qu’il est « entre deux apparts », vous savez ce qu’il vous reste à faire : fuir.

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