
La drague, c’est fini ! Se rendre à un date pour faire des compliments ? Sûrement pas. En 2026, les rendez-vous amoureux ressemblent à un match de tennis où les piques s’envoient d’un bout à l’autre. Cela porte un nom : le « nonchalant date ». Le principe ? Le date se transforme en concours de celui qui montrera le moins son intérêt. On met des remis, on ne séduit pas et liker une story est presque devenu une déclaration. En cause ? Les réseaux sociaux qui ont totalement changé la dynamique des flirts.
L’ego de la Gen Z prend de la place dans les relations. Hors de question de perdre la face devant l’autre même avec un gros crush. Si le premier ne répond pas directement, l’autre doit attendre encore plus longtemps avant d’espérer avoir des nouvelles. Chacun est obsédé par l’idée de paraître détaché et de ne pas en faire « trop ». Se montrer inaccessible est bien plus attirant que d’être trop collant. Les jeunes, aussi intéressés soient-ils, prétendent être toujours plus occupés car mettre une relation au centre de sa vie est totalement démodé.
Pas de l’égoïsme, juste de la peur
Détrompez-vous, la Gen Z n’est pas si insensible et froide que cela. Elle a surtout une peur bleue du rejet. Ceux nés entre 1997 et 2012, ont grandi avec un téléphone dans la main et l’omniprésence des réseaux sociaux. Résultat : ils se lissent pour être certains de ne pas être jugés. Sur Tiktok, le #gênant est utilisé plus de 56.100 fois. Dans la vraie vie, les jeunes – et très jeunes – utilisent encore plus le terme. Il est même entré dans l’édition 2023 du dictionnaire du Petit Robert.
Une génération traumatisée par l’amour ?

Les générations précédentes ont (presque) toujours mis le couple au centre de leurs accomplissements. Un « goal » de vie qui n’est plus vraiment d’actualité aujourd’hui. La génération Z a vu ses parents divorcés ou vivre dans un foyer déséquilibré. Et si ce n’est pas dans sa famille, c’est dans celle du voisin ou du meilleur ami. En 2024, la Belgique a enregistré 19.883 divorces, et 53,5 % d’entre eux impliquaient des enfants âgés de moins de 18 ans vivant sous le même toit.
La Gen Z a pu reproduire le même schéma que ses aïeuls. Pourtant, elle a préféré prendre ses distances avec ce mode de fonctionnement. Elle préfère rester seule que prendre le risque de finir comme ses parents. Ne pas montrer que l’on s’aime est une chose, mais on ne s’engage plus vraiment non plus. Aujourd’hui, le couple n’est plus le seul moyen de relationner. On peut être en situationship, avoir un sex friend et encore mieux, investir dans les relations platoniques nommées « nomance ». Les 14 – 29 ans ont utilisé la question à choix multiples pour éviter l’engagement à tout prix. Selon l’institut de statistiques belge, Statbel, 50,49 % de la population belge était célibataire en 2023, dix ans plus tôt, en 2013, c’était 45,85 %.
Être seul, c’est mieux ?
Vous souvenez-vous de l’article du magazine Vogue dans lequel avoir un petit ami est devenu embarrassant ? La journaliste britannique Chanté Joseph y explique que l’obsession des femmes pour leur partenaire amoureux est ringarde et ne devrait plus exister. Il vaut largement mieux être seule que mal accompagnée, être en couple avec un homme n’est plus un objectif.
Ne pas être considérée par son copain ou être triste dans sa relation n’est plus accepté, et ça, les femmes de la génération Z l’ont bien compris. Désormais, elles romantisent le célibat plus que leur statut amoureux. Une femme ne doit plus dépendre d’un homme pour être heureuse. Gagner plus que son conjoint est une fierté, sortir qu’entre filles ou prendre du temps seule sont devenus des piliers pour se sentir heureuse.
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