
Oui, pour une fois, traverser l’Atlantique ne relève plus du caprice, mais presque d’un choix rationnel selon une nouvelle étude menée par Wise. Un retournement de situation qui n’a rien d’étonnant, puisque l’euro s’est renforcé face à plusieurs devises du continent américain. Concrètement, cela signifie que tout ce que l’on consomme sur place (repas, activités, transports…) nous coûte moins cher qu’il y a un an.
L’arnaque à vérifier sur l’addition quand vous partez en vacances :
Jusqu’à 200 € de pouvoir d’achat en plus
Parfois même sensiblement moins cher. Dans certains pays d’Amérique centrale et des Caraïbes, comme le Honduras ou la Barbade, le gain dépasse les 10 %. Autrement dit, un budget de 2 000 euros peut vous offrir l’équivalent de plus de 200 euros de pouvoir d’achat supplémentaire sur place. Pas une offre affichée noir sur blanc, mais un petit bonus discret qui s’accumule au fil des jours.
Ce qui est intéressant, c’est que ces écarts ne concernent pas uniquement des destinations déjà perçues comme accessibles ou abordables. Mais aussi des pays comme les États-Unis ou le Canada, rarement associés à l’idée de vacances économiques. Bon, pas de miracle non plus – New York ne devient pas une destination low cost en un jour – mais on parle tout de même d’un glissement assez net pour changer l’idée qu’on s’en fait. Un dîner, une activité, une course en taxi : tout paraît un peu moins violent qu’avant.
À l’inverse, certains pays deviennent moins avantageux
Parallèlement, certaines destinations historiquement vues comme « bons plans par excellence » commencent à perdre de leur superbe. Paraguay, Mexique, Colombie, Brésil… Le rapport de force s’inverse, et l’euro pèse moins lourd. Résultat : avec le même budget, on en profite moins.
Le vrai piège dans tout ça, c’est que la plupart des voyageurs continuent de raisonner comme avant. On continue de regarder le prix du vol et de l’hôtel en chassant la bonne affaire sur Booking, tout en oubliant les dépenses sur place. Or, c’est précisément là que tout se joue. Restaurants, transports, activités… ces dépenses du quotidien finissent par représenter une grosse partie du budget. Et c’est là que les taux de change font toute la différence.
Comment vraiment profiter de cet avantage
Encore faut-il ne pas saboter cet avantage en route. Payer en euros à l’étranger « pour faire simple », par exemple, revient souvent à payer plus cher sans s’en rendre compte. Même chose dans les bureaux de change des aéroports, rarement très avantageux. À l’inverse, payer en devise locale, anticiper un peu ou utiliser des solutions adaptées permet de vraiment en profiter.
Au fond, ça veut juste dire que nos vieux réflexes sont un peu à côté de la plaque. Partir loin ne coûte pas forcément plus cher, et voyager « malin » ne se résume plus à traquer des auberges douteuses en Europe de l’Est. Cette année, le bon move, c’est donc d’aller là où personne ne regarde. Et d’accepter que le bon plan ne soit pas forcément là où on l’attend.
*Pour cette étude, Wise a analysé l’évolution des taux de change entre le 25 mars 2025 et le 25 mars 2026 à partir des données de Google Finance. Les résultats ont été ajustés en fonction de l’inflation afin de refléter les évolutions réelles du pouvoir d’achat. Les pays faisant l’objet d’avertissements de voyage actifs ont été exclus de l’analyse.
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