Le stade de Roland-Garros se trouve en lisière du bois de Boulogne. L’occasion d’arpenter ses allées, en faisant fi de la mauvaise réputation qu’il traîne parfois. Le site regorge de trésors. À commencer par les serres d’Auteuil qui jouxtent le stade. Et un peu plus loin (comptez une demi-heure à pied), le parc de Bagatelle. Dans ce joyau aménagé en 1775, on sent l’influence de Versailles, avec un château, le petit Trianon et un bassin. Avec aussi, une pagode chinoise et une roseraie, qui compte plus de 1200 espèces. Bon à savoir : jusqu’au 31 octobre, des visites guidées du parc sont organisées tous les dimanches et jours fériés à 15h.
Adresse : Route de Sèvres.
De là, on peut rejoindre l’autre bout du bois (à une vingtaine de minutes à pied) pour rejoindre l’une des constructions les plus remarquables de Paris : la Fondation Louis Vuitton. Inauguré en 2014, le lieu a été dessiné par Frank Gehry et propose une magnifique collection d’art contemporain, des années 1960 à nos jours, regroupant entre autres des œuvres de Marina Abramovic, Jeff Koons, Jean-Michel Basquiat, Gilbert & George… Et propose également des expositions temporaires.
Adresse : 8 avenue Mahatma Gandhi.

Autre fondation à visiter sur le site du bois (et qui, au passage, nous ramène vers le stade), Good Planet, au sein du château de Longchamp. Créée par le photographe Yann-Arthus Bertand, elle est accessible gratuitement et se veut un lieu de conférences, d’expositions, de concerts, d’ateliers… sur les grandes questions écologiques, sociétales et solidaires. Une idée d’activité en famille ? L’escape game « Mission Énergie », où les participants se muent en agents au service, non du gouvernement, mais… de l’environnement.
Adresse : 1 Carrefour de Longchamp.
Apéro (et trempette) au Molitor
À quelques enjambées du stade, se trouve cet hôtel mythique, chargé d’histoire(s). Si aujourd’hui, on se rue dans son bar Bikini pour siroter un cocktail, ou, les beaux jours, au rooftop pour profiter de la vue sur la tour Eiffel, il fut un temps pas si lointain où le lieu était tout simplement… une piscine. Ou plutôt deux piscines, publiques.
Le lieu aux allures de paquebot, inauguré le 27 juillet 1929, a été imaginé par l’architecte Lucien Pollet. Représentatif de l’Art déco, il se caractérisait alors par ses cabines jaune et bleu alignées autour des bassins et est devenu très vit l’un de lieux les plus courus de la ville, attirant nageurs et jet-setters. D’autant que l’hiver, le bassin extérieur était vidé et transformé en patinoire. C’était l’endroit où l’on nageait, se montrait, organisait des événements… On y croisait des célébrités telles que Joséphine Baker ou Jean Cocteau. Pour l’anecdote, c’est là – en juillet 1946 plus précisément – que le bikini fit sa première apparition (d’où le bar qui, aujourd’hui, porte son nom !).

Les années passant, le lieu perd hélas peu à peu de sa splendeur. Jusqu’à, pour des raisons de sécurité, voir ses portes se fermer en 1989. Pourtant le site connaît alors une autre vie sous l’impulsion de la scène underground. Durant les années 1990 et 2000, s’y succéderont en effet graffeurs et ravers.
L’engouement pour le lieu resté vif, les autorités décident de le réhabiliter et, en 2007, lancent un appel à projets. Le but ? Lui offrir une nouvelle vie en préservant son âme. Les travaux débutent en 2011 et, en 2014, le Molitor rouvre ses portes ; l’architecture est similaire, mais un tout autre esprit, plus exclusif, luxueux, règne désormais. Les deux piscines (46 m de long pour l’extérieure, 33 m pour l’intérieure) constituent toujours son cœur, mais elles ne sont plus publiques ; elles sont ceinturées d’une centaine de chambres et suites d’un hôtel cinq étoiles, qui compte également un spa Clarins, un bar et un restaurant gastronomique. Sans oublier, de mai à septembre, un rooftop qui ne désemplit pas.
Et les piscines ? Il est toujours possible d’y plonger… en logeant au moins une nuit sur place ou en étant affilé au club de sport, ou encore, en s’offrant un soin au spa. À défaut d’y faire trempette, on se contentera de tremper nos lèvres dans un cocktail ou un mocktail en observant les chanceux nageurs.
Adresse : 16 avenue de la Porte Molitor.
Savourer la bistronomie de Philippe
On termine la journée à la Brasserie Philippe, à Boulogne (à 15 minutes à pied environ du stade), qui a ouvert ses portes il y a quelques mois (en janvier). Aux commandes, on trouve Charles Boixel, qui a exercé aux côtés de Joël Robuchon et Pierre Gagnaire, et qui œuvre ici avec son complice de longue date, Robin Fayet. Le cadre est sobre, élégant et accueillant, avec des espaces délimités comme dans une « maison » : des chaises bistrot encadrées par une bibliothèque d’un côté, une zone façon salon avec tapis et fauteuils de l’autre, une cuisine ouverte et une troisième salle propice aux plus grandes tablées. Avec pour ligne conductrice, un mélange de noir et beige et beaucoup de bois…

Au menu, des plats à partager ou à déguster seul en entrée, suivis d’assiettes dont l’intitulé reflète à lui seul l’esprit bistronomie. On apprend que la passion du chef, ce sont les sauces. Cela se savoure, entre autres avec du lieu noir à la cuisson parfaite, accompagné d’un jus de moule au curry et céleri qu’on a fini au pain jusqu’à la dernière goutte ! De la place pour le dessert ? Le cœur oscille entre une classique crème brûlée, une tarte aux fraises et basilic et une brioche perdue rehaussée de framboises et glace pistache. Le tout, accompagné d’un verre de vin, pour environ 70 euros par personne.
Adresse : 72 ter, route de la Reine, 92100 Boulogne-Billancourt.
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