
À 28 ans, le Belge est numéro 7 mondial, double champion national et désormais « Témoignage » Rolex. Rencontré aux Brussels Stephex Masters, à Meise, il raconte l’envers du saut : la lente fabrique des chevaux de Grand Prix, la menace permanente de la blessure, et la règle sans pitié du très haut niveau : y entrer est difficile, y rester davantage.
Brussels Stephex Master : Immersion
40 secondes de gloire, 12 heures chaque jour
Pour le public en tribune VIP et pour la télé, Gilles Thomas, c’est un flash de quarante secondes. Un chrono vert, et un saut tellement facile qu’on se dit presque qu’on pourrait le faire nous aussi. Dans la vraie vie, c’est plutôt du 7h-19h non-stop, les pieds dans la paille. il enchaîne les montures, dresse les jeunes chevaux et guette le moindre coup de fatigue. C’est la somme de toutes ces microdécisions qui décidera où non des applaudissements. « Tous les détails sont très importants. » Une formule toute faite qui tient pourtant de l’euphémisme. Pour Gilles, (...)
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