Dix films pour préparer le monde de demain

Alors que notre société se réinvente petit à petit dans un contexte particulier, l’espoir d’un monde meilleur germe dans les esprits. Pour préparer un futur plus tolérant et durable, voici une sélection de dix films pour nous inspirer la société de demain.

Mathilde Trocellier. Photos : D.R. |

Demain (Mélanie Laurent et Cyril Dion, 2014)

Co-réalisé par Mélanie Laurent et par Cyril Dion, Demain est un film-documentaire tourné dans 10 pays différents. Pour essayer de trouver des solutions au réchauffement climatique et à l’épuisement des ressources naturelles, l’équipe de tournage dresse le portrait de femmes et d’hommes qui tentent à leur manière d’inventer de nouvelles façons de produire, de consommer et d’échanger. Ces initiatives locales en ont depuis inspiré de nouvelles, ce qui nous laisse penser qu’un autre avenir est probable.

 

 

Récemment, Mélanie Laurent a choisi de réitérer l’expérience mais dans le contexte du confinement. Confinée sur une île en Bretagne, elle est partie à la rencontre des habitants de son île pour leur donner la parole sur leur confinement, leurs peurs et leurs espoirs pour l’après.

 

 

Je ne suis pas un homme facile (Eléonore Pourriat, 2018)

Alors qu’il se complait dans son attitude macho et misogyne, Damien se cogne la tête. A la suite de son choc, celui-ci se réveille dans une société matriarcale, où les hommes sont dominés par les femmes. Plus question d’être macho ou misogyne, Damien va chercher coûte que coûte à plaire à Alexandra, son équivalent féminin dans cette société renversée.

Cette comédie française sait allier tout ce qui fait une bonne comédie : de bons acteurs, un sujet de société, et une bonne écriture. Car si le féminisme est au centre de l’action, le renversement de situation donne à réfléchir : le patriarcat et le traitement des femmes est mis en lumière parce qu’il est inversé. Très drôle et fine, cette comédie saura faire réfléchir tout le monde quant à l’égalité des genres dans la société.

 

 

Little Miss Sunshine (Jonathan Dayton et Valerie Faris, 2006)

Lorsque la jeune Olive apprend qu’elle est qualifiée pour le concours de beauté Little Miss Sunshine qui se déroule en Californie, toute sa famille décide de l’accompagner et de la soutenir pour ce concours. La famille Hoover quitte donc Albuquerque (dans le Nouveau-Mexique) pour la Californie.

Ce road-trip, haut en couleur, ne se fera pas sans peine : les épreuves vont séparer les membres de la famille mais aussi les rapprocher. Ce film sur la famille nous enseigne que personne n’est parfait, et qu’il faut savoir faire avec les fragilités de chacun. Ici, la tolérance commence au sein de la famille : pas de jugement, seulement de l’amour. Une morale à appliquer partout, tout le temps.

 

 

Flavors of Youth (collaboration sino-japonaise, 2018)

Regroupement de 3 courts-métrage sur la jeunesse et les souvenirs, Flavors of Youth apporte sérénité et émotion à son spectateur. Les 3 courts-métrage évoquent 3 sujets différents, mais dont le fil conducteur est le même : les souvenirs de jeunesse.

Le premier s’appelle « Les Nouilles de riz » et est raconté par un jeune salarié travaillant à Pékin qui se rappelle sa jeunesse alors qu’il mangeait des nouilles de riz dans son village d’enfance. Le second s’appelle « Un petit défilé de mode » et suit deux sœurs réunies par l’amour qu’elles se portent et leur soutien mutuel, le tout dans le contexte de la mode et des défilés. Enfin, le troisième s’appelle « Amour à Shanghaï » et suit un jeune homme retrouvant une cassette que son amour de jeunesse lui avait donné et qu’il n’a jamais écouté.

Ces trois courts-métrage appellent à plus de solidarité, mais aussi à plus de tolérance avec les autres. Il faut savoir s’écouter pour se comprendre, alors la vie à du sens et retrouver ses saveurs.

 

 

Le Nom des Gens (Michel Leclerc, 2010)

Bahia Benmahmoud est une adepte de la méthode baba cool : elle fait l’amour plutôt que la guerre pour faire triompher ses idées. De son côté, Arthur Martin est un socialiste, fan de Lionel Jospin, et un spécialiste de la grippe aviaire. Lorsqu’ils se rencontrent, c’est l’incompréhension : Bahia est persuadée qu’il est un fasciste qu’elle doit faire changer d’avis. Au fur et à mesure de leurs rencontres, l’attirance nait entre ces deux personnages excentriques et hauts en couleur, le tout filé par un récit poignant sur les origines.

Ce film est une merveille. Drôle, sensible, beau : rien à redire. Par sa composition en miroir et par ses différents personnages qui se croisent et se recroisent, Le Nom des Gens offre un super discours sur l’importance de ses créer au-delà de ses origines. La tolérance est ici le maître mot du film : il faut savoir accepter tout le monde, peu importe son passé.

 

 

Wall-E (Andrew Stanton, 2008)

Petit robot laissé sur Terre pour la nettoyer alors que les humains ont quitté la planète, Wall-E évolue seul sur la Terre, nettoyant et profitant des plaisirs simples de sa vie. Pour autant, si Wall-E trouve des jeux et des activités, il se sent seul. Un jour pourtant, un robot évolué du nom d’Eve débarque chez lui. Ne voulant plus la quitter, il la suit jusque dans son vaisseau. Wall-E se retrouve alors de retour chez les humains, pour qui la vie a bien changé depuis leur départ de la Terre. Classique des studios Pixar, ce film est un régal pour sa simplicité. Peu de dialogues mais beaucoup d’émotions. Le spectateur suit ce petit robot alors qu’il s’efforce de nettoyer la planète que les humains ont presque détruit. De quoi donner à réfléchir sur ce l’écologie et la protection de l’envirronement.

 

 

La Ligne Verte (1999)

Adapté du roman de Stephen King du même nom, ce film reste encore aujourd’hui l’un des films les plus bouleversant tous genres confondus. Racontant l’histoire de John Coffey, un homme noir condamné à mort en Louisiane pour le meurtre de 2 petites filles. Surveillé par le gardien-chef du pénitencier Paul Edgecombe (narrateur du film), le prisonnier réalise alors de nombreux miracles…

Ce film, bouleversant par son humanité et par sa justesse, interroge sur la question de la peine de mort, mais aussi sur la question du jugement. Coffey est condamné pour avoir trouvé le corps des fillettes, mais aussi parce qu’il est noir dans une société gangrénée par le racisme. Abordant vaguement le thème de la religion, c’est avant tout la magie qui prime dans ce film, soit la magie que chacun renferme et qu’il est bon de cultiver avant de rejeter l’autre.

 

 

Princesse Mononoke (1997)

Le prince Ashitaka, victime d’une malédiction, doit quitter son village et partir dans la forêt, où il rencontre Mononoke, sauvageonne élevée par des louves et qui défend ardemment la nature. Sangliers, roi-cerf, singes effrayants, êtres merveilleux, tous ont leur point de vue sur cette guerre sans merci que se livrent les humains (soupçonnés de tous les maux) et le règne animal qui tente de préserver son territoire sacré...

Ce conte écologique invite ses spectateurs à voir la nature sous un autre angle : un monde qu’il faut préserver par tous les moyens de ce qui pourrait le détruire. Ici l’homme n’est pas seulement le destructeur, il est aussi le sauveur. Essentiellement réservé aux enfants, il offre aussi à réfléchir aux adultes.

 

 

Billy Elliot (Stephen Daldry, 2000)

Dans l’Angleterre des années 1980, le jeune Billy Elliot habite avec son père et son frère dans une petite ville minière. Si son père souhaite qu’il continue la profession de mineur, le jeune garçon se découvre une nouvelle passion : la danse. Encouragé par la professeure de danse de l’école voisine, Billy assiste aux cours de danse en cachette, jusqu’au jour où son père l’apprend.

Plantant son décor dans un contexte difficile pour le jeune Billy et sa famille, ce film illustre que les passions ne doivent pas être jugées et que les préjugés n’ont pas de raison d’être. Ce film illustre à merveille qu’avec de la tolérance on arrive à faire de grandes choses.

 

 

La Couleur des Sentiments (Tate Taylor, 2011)

Alors que la ségrégation n’est pas près d’être abolie dans le Mississippi en 1960, Skeeter, jeune blanche qui vient de finir ses études de journalisme à New York, se lance dans l’écriture d’un livre racontant les anecdotes des femmes noires au service des familles bourgeoises blanches. Ces témoignages sont dangereux : si les femmes qui témoignent sont reconnues elles peuvent être chassées par leurs maîtres, ou être tuées. Pourtant, certaines se lèvent et osent témoigner de leur condition, pour enfin ouvrir les yeux de ceux qui les emploient.

Si le racisme est le sujet principal de ce film, le thème plus général de la tolérance est ce qui brode ce film dans toute sa généralité : certains personnages, s’ils ne sont pas victimes de racisme, sont tout de même victimes de discrimination. C’est finalement l’amour et le respect qui l’emportent, avec la victoire de ces femmes qui ont osé s’exprimer.

 

 

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