Jean Paul Gaultier sort une paire de chaussettes pour le Sidaction

Pour la seconde année consécutive, Jean Paul Gaultier est l’ambassadeur du Sidaction. Pour soutenir la lutte contre le VIH, qui lui tient particulièrement à cœur, il a créé une paire de chaussettes. Le message est simple mais important.

PAR MARGAU GONZALEZ. CRÉDIT PHOTO : JEAN PAUL GAULTIER |

"Safe sex for ever". Cette phrase qu’on peut traduire par "le sexe, sans risque, pour toujours", est le message choisi par Jean Paul Gaultier pour habiller les chaussettes du Sidaction. En effet, le plus célèbre des couturiers a imaginé cette année, une paire de chaussettes pour soutenir la lutte contre le sida. Elles sont blanches et les écritures rouges. Un modèle simple au message primordial. Aujourd’hui, le meilleur moyen pour empêcher la propagation du VIH est l’utilisation de préservatifs lors des rapports sexuels. Le slogan fait aussi référence à la collection printemps-été 1996 du créateur, dans laquelle il avait présenté un top affichant le même message. La paire de chaussettes est en vente dès aujourd’hui sur un site exclusivement dédié à celles-ci. Affichées au prix de 22 €, l'intégralité des bénéfices des chaussettes sera reversée au Sidaction.

 

Une cause qui le touche personnellement

Jean Paul Gaultier a un rapport, malheureusement, très particulier au sida. "La lutte contre le sida, c’est une histoire avant tout personnelle : ce combat me tient particulièrement à cœur. J’ai été confronté à ce fléau qui a emporté mon ami", peut-on lire sur le site dédié à la vente des chaussettes. En effet, durant les années 80 en France, le sida sévissait partout. Le couturier français, en couple depuis une quinzaine d’années s’est montré inquiet. En 1987, son compagnon et lui sont alors allés se faire dépister. "Il s'est avéré qu'il était séropositif. L'annonce a été, pour moi, comme un couperet. À cette époque, on savait qu'il n'y avait aucune issue. Tous les gens mouraient. Francis lui a tenu trois ans, avec des attaques, la tuberculose. On a vécu toutes les étapes. On perdait espoir, puis il allait mieux", confiait-il au quotidien français Le Parisien en 2019. Francis, son compagnon, est mort trois ans plus tard. Depuis, le couturier lutte et est engagé auprès du Sidaction. Toujours sur le site, il livre : "mon seul regret ? Ne pas avoir inventé le préservatif : le plus beau des vêtements."

 

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