Le footballeur devenu maitre-distillateur de vodka

Quand un pro du ballon rond, privé de crampons se réinvente, cela donne un parcours étonnant, et des spiritueux Made in Belgium. Rencontre insolite.

Du ballon rond au whisky 

Footballeur professionnel, copiste au Louvre et maître distillateur : à la lecture du C.V. de Thierry Van Renterghem, on ne peut s’empêcher de croire à un poisson d’avril. Cet ancien espoir du club de Mouscron a dû faire une croix sur ses rêves de ballon rond après un terrible accident à la jambe. Un an d’hospitalisation et une vingtaine d’opérations plus tard, il se lance dans des études d’archéologie. C’est ainsi, une fois son diplôme en poche, qu’il pousse les portes du Louvre en tant que copiste et restaurateur d’œuvres d’art. Il travaille ensuite pendant sept ans dans une administration avant d’enfin trouver sa véritable vocation, celle de maître-distillateur. « Mon parcours peut sembler déroutant, mais mes différents métiers se complètent parfaitement, chacun m’a préparé au suivant », assure l’ancien footballeur. 

Vous avez du mal à percevoir le lien qui unit le ballon rond, Magritte et la vodka ? « Mon mental de sportif m’a appris à aller de l’avant et à ne jamais abandonner. Pour ce qui est de mes études d’archéologie, mon mémoire portait sur les abbayes de Poitou-Charentes et m’a amené à rencontrer un expert du cognac, qui m’a initié à l’univers des spiritueux. Enfin, en bossant dans un cabinet j’ai appris la gestion et le travail en équipe. »

 

Petite eau

Aujourd’hui, Thierry Van Renterghem travaille avec sa femme Véronique au sein de Wave Distil. En dix ans, Thierry Van Renterghem a imaginé 23 spiritueux différents : des gins, des rhums, des whiskies sans oublier sa première création, sa vodka Cosmik Pure Diamond, dont les experts ne cessent de vanter les mérites. « J’ai choisi la vodka car j’adorais ce spiritueux, mais je le trouvais souvent très agressif en bouche. Je voulais amener plus de douceur à cet alcool, confectionner cette ‘petite eau’ que Mendeleïev évoquait dans sa thèse (la légende raconte que le chimiste est le père de la vodka, NDLR). L’une de ses spécificités est qu’elle est filtrée par une pierre spéciale que l’on retrouve... dans les abbayes de Poitou-Charentes, un clin d’œil à mes études», poursuit le maître distillateur avec humour.

Forte de son succès, la société Wave Distil quittera bientôt ses quartiers de Gembloux pour s’installer à Sorinnes, dans les environs de Dinant. « Je suis fier de tous mes spiritueux, mais j’ai une attache particulière pour ma vodka et pour mon whisky. Ce dernier me résume vraiment bien. Il est très doux et son goût vous emmène dans tous les sens, un peu comme mon parcours ».

 

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