
Certaines personnes adorent l’automne pour ses belles couleurs dorées et son atmosphère plus cocooning. Pour d’autres, cette saison est synonyme de blues de l’automne. Sarah de Jong, psychologue à Bruxelles, nous expliquait que les causes de ce coup de moins bien sont assez inconnues en raison d’un manque de consensus scientifique suite aux différentes études sur le sujet. Mais l’hypothèse la plus probable reste la baisse de luminosité, les jours étant de plus en plus courts en automne. « Cela vient agir sur le rythme circadien et hormonal notamment sur la sérotonine, l’hormone du bonheur. L’association baisse de sérotonine et de lumière impacte notre humeur. Nous sommes alors plus tristes ».
Pour lutter contre le blues de l’automne, on peut mettre en place de bonnes habitudes comme la préparation d’une recette réconfortante, suivre un atelier créatif comme un cours de céramique, se lever et se coucher à heures fixes, mais aussi sortir le plus possible « Cela ne veut pas forcément dire faire du sport, mais juste sortir de chez soi une demi-heure pour se balader et ainsi prendre la lumière même si elle n’est pas aussi belle qu’en été ». Mais selon une récente étude, un sport serait particulièrement à privilégier pendant l’automne pour éviter de se sentir triste et anxieux. Le vélo serait en effet l’activité idéale pour se donner un petit coup de boost.
Découvrez en vidéo la mauvaise habitude qui cause un accident de vélo sur trois :
Le vélo comme remède à la tristesse
Des chercheurs de l’Université d’Édimbourg en Écosse ont démontré que les personnes qui se déplacent à vélo tous les jours sont moins susceptibles de se voir prescrire des médicaments pour des troubles mentaux contrairement aux individus qui ont pour habitude d’emprunter d’autres moyens de transport. Pour obtenir leurs résultats, les experts ont étudié les données de 380 000 personnes résidant à Glasgow et Édimbourg. Ils ont croisé les informations du recensement écossais de 2011 avec les dossiers de prescription de la NHS (National Health Service) sur les cinq années suivantes. On apprend que les cyclistes ont 15 % de chances en moins de se voir prescrire des médicaments aidant à lutter contre les troubles de la dépression et de l’anxiété. L’étude indique également que les individus optent plus facilement pour le vélo en ville lorsqu’ils résident à proximité d’une piste cyclable.
Les autres bienfaits du vélo sont nombreux. En plus d’agir comme un antidépresseur, il permet de réduire le risque de maladies chroniques. Une étude réalisée par le British Medical Journal de 2017, révélait que les personnes se rendant au travail à vélo voyaient leur chance de développer un cancer diminuer de 45 % et de 46 % pour les maladies cardiaques. Ajoutons que la pratique du vélo sollicite de nombreux muscles lorsque nous pédalons. La bicyclette favorise aussi la dilatation des vaisseaux et la diminution de la tension artérielle, avec en prime une meilleure circulation du sang vers les muscles et les organes. L’exercice régulier du vélo, à raison de 30 minutes par jour, permet de renforcer la solidité des os. Et en plus, le vélo est totalement écologique. Autant de raison de s’y (re)mettre dès maintenant. Les Bruxellois et Bruxelloises n’ont pas d’excuse, la capitale fait en effet partie des villes les plus écologiques d’Europe avec ses 650 km de pistes cyclables selon une récente étude.
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