
Le surnom des « poux de portes » fait rire à première vue. Née aux États-Unis sous le nom de « gate lice », l’expression est pour le moins drôle et décalée. Mais quand on regarde d’un peu plus près de quoi il est question, les « poux de portes » font un peu moins sourire, surtout les compagnies aériennes. Vous l’aurez deviné, les « poux de portes » sont étroitement liés au secteur aérien. Ce surnom désigne les passagers qui se lèvent et se rendent devant la porte d’embarquement bien avant que l’annonce soit prononcée. Dans certains cas, l’avion n’est même pas arrivé sur le tarmac…
Les « poux de portes » aiment beaucoup anticiper de peur de ne pas avoir leur vol et d’ainsi pouvoir contrôler la situation. Certains éprouvent également un esprit de compétition. Premier arrivé, premier servi, c’est bien connu. Mais les compagnies aériennes sont légèrement exaspérées par ce type de comportement. Les « poux de portes » encombrent les allées des aéroports, ils allongent également le temps d’attente pour les groupes qui ont été invités à embarquer. De plus, les personnes en fauteuil roulant rencontrent des difficultés à se frayer un chemin avant d’accéder à la porte d’embarquement.
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Un signal d’alarme sonore pour éviter les « poux de portes »
Pour fluidifier les mouvements devant les portes d’embarquement et éviter de voir un « troupeau » se créer, des compagnies aériennes ont mis en place des systèmes de groupe. Les personnes du groupe 1, 2, 3 etc. sont alors invitées à se lever pour monter à bord de l’avion. Mais cette mesure n’a visiblement pas les effets escomptés. American Airlines a alors pris une nouvelle mesure pour venir à bout du phénomène des « poux de portes ». La compagnie aérienne américaine a imaginé un logiciel permettant de détecter les personnes qui tenteraient de se rendre jusqu’à la porte d’embarquement avant que leur groupe ait été appelé. Si un individu essaie de se faufiler dans son mauvais groupe, le logiciel émet alors un signal d’alarme sonore. Le personnel de bord reçoit alors un message prouvant que le passager n’est pas dans le bon groupe. Le « pou de porte » est alors écarté de la file et doit attendre que son groupe soit annoncé.
Le logiciel est pour le moment en phase de test dans les aéroports d’Albuquerque, Tucson et Washington, mais les dirigeants d’American Airlines déclarent être satisfaits des premiers résultats. Ce logiciel a pour objectif d’améliorer l’expérience d’embarquement et de garantir aux passagers les avantages de l’embarquement prioritaire. Reste à savoir si cette nouvelle mesure fera ses preuves dans un futur proche et si d’autres compagnies aériennes mondiales s’en inspireront.
Fluidifier les mouvements dans et en dehors de l’aéroport
Les comportements dans et en dehors des aéroports sont décidément au cœur de nouvelles décisions. L’objectif ? Fluidifier le trafic. Récemment, l’aéroport de Dunedi en Nouvelle-Zélande, a décidé de limiter le temps de câlins pour les au revoir dans la zone de « dépose minute ». Les passagers n’auront que trois minutes pour s’embrasser et s’enlacer. Des panneaux ont d’ailleurs été installés pour leur rappeler cette nouvelle mesure que certains considèrent inhumaine et insensée sur les réseaux sociaux. Il y a 11 ans, en Europe, l’aéroport d’Aalborg, au Danemark, avait décidé de limiter les au revoir à trois minutes dans l’espace Kiss and Goodbye.
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