
450 €, c’est environ ce que dépense le Belge moyen pendant les fêtes. La moitié du budget est généralement consacrée aux cadeaux, et un quart part dans la nourriture et les boissons. Si on peut difficilement lésiner sur ce que l’on offre à nos proches, il nous est en revanche permis de faire des économies sur nos produits de fête. Parmi ces produits les plus chers, ceux qui font littéralement exploser le prix à la caisse, il y a le traditionnel champagne qu’il est généralement bon ton de présenter au moment de l’apéritif.
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La Belgique, nouveau terrain de bulles
Et si on troquait ce mets impayable pour une bouteille d’une vingtaine d’euros seulement, sans lésiner pour autant sur la qualité ? « En Belgique, on remarque que le champagne perd un peu de son prestige. En dehors des grandes cuvées, le Belge se tourne plus volontiers qu’auparavant vers des alternatives », explique le caviste Simon Pirard. « Il faut dire que les prix du champagne ne cessent de s’envoler, et qu’il existe aujourd’hui une offre plus qualitative et diversifiée qu’autrefois ». Alors que les bulles – hors champagne – se limitaient autrefois aux crémants d’Alsace, de Loire ou de Bordeaux, voire aux Cava et Prosecco, les bulles belges font de plus en plus parler d’elles.
« Il faut dire que de beaux efforts qualitatifs ont été faits », continue Pirard. « Et pas seulement par les hommes et les femmes sur le terrain, mais aussi par Dame Nature. Le système racinaire s’est développé, les vignes ont « mûri », sont plus vieilles… et on sait que de vieilles vignes donnent moins, mais de meilleurs raisins… et donc de meilleurs vins ! ». Selon lui, nous possédons en Belgique un panel de terroirs et de cépages incroyables qui gagnent à être découverts. « Bien entendu, il y a les chardonnay, pinot noir, meunier ou auxerrois que l’on connaît à l’international. Mais, aujourd’hui, le consommateur a aussi dans l’oreille, le bronner ou le johanniter, car ces derniers font moins peur ».
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Cinq bouteilles à siroter pendant les fêtes
Les domaines qui proposent de bonnes bulles ne manquent pas, avec des prix tournant en général autour d’une vingtaine d’euros par bouteille, qui dit mieux ? Parmi les plus célèbres, on citera le Château de Bioul qui propose un très bon crémant de Wallonie réalisé avec les cépages Bronner et Johanniter à 26€. On citera aussi le Domaine des Agaises, vignoble situé près de Binche sur un coteau très riche en calcaire et exposé plein sud, sur lequel régnait le Seigneur Ruffus au XIIe siècle. D’où le nom de ses bouteilles. On choisira leur cuvée Ruffus Blanc de blancs Brut qui est élaborée à partir du cépage Chardonnay à 26€ également, ou encore la Cuvée Ruffus Brut sauvage à 27€.
Le Domaine de Glabais se situe en plein cœur du Brabant wallon à quelques kilomètres de Waterloo sur un terroir argilo-limoneux avec une forte présence de silex. On optera pour leur Cuvée Blanc de blancs à 29,50€, 100 % chardonnay et qui a passé 20 mois sur lattes, ce qui lui confère une belle vinosité. Finalement, il y a le Domaine Vins des Cinq, situé sur les coteaux de Meuse entre Huy et Andenne. On teste la Cuvée Esprit de famille, non dosé en sucre, un vrai Brut Nature, à 27€.
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