
Nous sommes au tournant d’une nouvelle façon d’appréhender la santé. La nouvelle génération ne veut plus simplement se soigner quand les pathologies pointent le bout de leur nez, elle adopte aujourd’hui de plus en plus de pratique préventive pour une santé optimale. La santé se veut holistique en tout sens. En ce sens, on a vu émerger ces dernières années un tas de disciplines où le bien-être est au cœur de la pratique : le yoga, la méditation, mais aussi des soins plus spécifiques comme la kinésiologie, la réflexologie, le yoga facial, etc. Depuis quelque temps, une autre méthode fait de parler d’elle le bilan tissulaire. Cette approche innovante, non invasive, permet d’analyser nos besoins en vitamines, minéraux et oligo-éléments et de comprendre ce qui se passe dans notre corps. Mais en quoi consiste-t-elle réellement ? Est-elle plus précise qu’un simple bilan sanguin ? Pour en savoir plus, nous avons rencontré Maïté Hamouchi, naturopathe certifiée, spécialisée dans la santé féminine, la périnatalité et la naturopathie pédiatrique, qui pratique également ce bilan dans son cabinet situé à Lasne.
« Un bilan tissulaire, c’est une analyse à 360° de l’état de nos cellules », explique Maïté Hamouchi. Contrairement au bilan sanguin, qui donne une photographie instantanée du sang en circulation, le bilan tissulaire s’intéresse directement à nos cellules. « Le sang se renouvelle constamment, mais nos cellules, elles, restent ancrées dans notre organisme. Lorsqu’une carence s’installe, elle est souvent plus profonde qu’il n’y paraît. »
Le bilan tissulaire permet ainsi de déceler avec précision les déficits en vitamines, minéraux, oligo-éléments, mais aussi les intoxications aux métaux lourds.
« On peut voir si l’on a trop d’aluminium, d’argent ou d’autres métaux qui peuvent expliquer certains symptômes comme la fatigue chronique ou les troubles de concentration »
Comment cela fonctionne-t-il concrètement ?
L’examen repose sur l’utilisation d’un appareil appelé Oligocheck. Il suffit de poser la paume de la main sur l’appareil, qui analyse ensuite quatre points de contact en quelques secondes. « La technologie utilise la spectrophotométrie pour mesurer les éléments présents dans les tissus », précise notre spécialiste. Les résultats sont immédiatement transmis à un logiciel informatique qui fournit un rapport complet, présenté sous forme de code couleur : vert pour un état optimal, jaune pour des carences modérées et rouge pour des déficits ou excès importants.

Une méthode encore controversée
Malgré son côté innovant et prometteur, le bilan tissulaire ne fait pas l’unanimité. Certains professionnels de la santé restent sceptiques quant à sa précision et redoutent un effet anxiogène pour les patients. « Les résultats peuvent parfois inquiéter inutilement, car une légère déviation dans les taux n’est pas toujours synonyme de maladie et heureusement », explique Maïté Hamouchi. La médecine classique reste, elle, plus réfractaire à ces techniques, leur préférant les bilans sanguins et urinaires plus traditionnels. « Il faut considérer le bilan tissulaire comme un outil complémentaire, et non comme un substitut aux examens médicaux », précise la naturopathe.
Pour l’avoir testé, nous avons été bluffés des résultats : l’approche de Maïté est ici globale. Elle ne consiste pas uniquement à détecter nos carences mais à trouver comment rééquilibrer tout cela en adaptant notamment notre alimentation et notre routine. Maïté nous précise d’ailleurs : “Je ne complémente pas forcément les personnes qui viennent me voir, je privilégie avant tout ce qu’ils mettent dans leur assiette et d’ailleurs je ne travaille avec aucun labo”. Une seule consultation peut dès lors suffire, et pour ceux qui souhaitent approfondir leur démarche, Maïté Hamouchi peut faire un suivi plus complet mais sans aucune obligation.
Malgré les réserves, cette approche séduit de plus en plus de personnes en quête de solutions naturelles et personnalisées pour améliorer leur bien-être. Pour ceux qui souhaitent tenter l’expérience, il est recommandé de s’adresser à des spécialistes qualifiés et d’accompagner ce bilan d’un suivi médical rigoureux. Notez que cette technologie a un certain coût : comptez une centaine d’euros par séance.

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