
Quand on pense à arrêter le sucre, on imagine surtout renoncer aux bonbons, pâtisseries et autres douceurs qui nous font saliver devant la vitrine de la boulangerie. Mais ce que l’on sait moins, c’est que le sucre est partout. La Ligue de Cardiologie belge estime que 80 % des produits alimentaires en contiennent au moins un ingrédient sucrant. Plus alarmant encore : en trois siècles, notre consommation moyenne a été multipliée par 50. Alors qu’au XIXᵉ siècle, nous consommions environ 1,5 kg de sucre par an, nous en ingérons aujourd’hui 75 kg chacun.
Des chiffres qui donnent le vertige. Et quand j’ai compris que ce défi ne se limitait pas à troquer ma tartine de chocolat contre un petit-déjeuner plus sain, j’ai paniqué. Car le sucre est caché partout : dans la sauce tomate, les pâtes, les pizzas, les chips… et même le saucisson. Dans un monde où les industriels en abusent, se passer de sucre ne s’improvise pas.
En vidéo, on vous décrypte le Sunday Reset :
Le sucre, cet ennemi insidieux

Les industriels ne manquent pas d’astuces pour dissimuler le sucre dans nos assiettes. Il agit comme exhausteur de goût bon marché et se cache sous des appellations diverses : dextrose, fructose, glucose, saccharose, maltose… Autant de noms à surveiller sur les étiquettes.
Mais le sucre n’est pas qu’un simple ingrédient alimentaire, il stimule le cerveau d’une façon comparable à certaines drogues. Des études scientifiques ont montré que, face à un choix entre une dose de cocaïne ou une boisson sucrée, la grande majorité des rats préférait le sucre. Dans son podcast Addiktion, Laurent Karila, addictologue et professeur en psychiatrie, classe d’ailleurs le sucre parmi les addictions les plus courantes, au même titre que l’alcool, le cannabis ou encore le sport.
Arrêter le sucre ajouté n’est donc pas quelque chose qui s’improvise dans un monde où les industriels ne s‘en privent pas : il s’agit d’être le plus renseigné possible. Le dextrose est par exemple utilisé dans les produits de snacking comme les plats surgelés, ou la charcuterie comme agent texturant. Le sucre agit aussi comme un exhausteur de goût qui ne coûte pas cher.
Si vous passez au crible les ingrédients de vos aliments achetés au supermarché, vous verrez que même la salade verte emballée contient du sucre ajouté. Sur le plan sociétal, se passer de sucre demande un effort soutenu : à la machine à café au travail, au goûter d’anniversaire en famille et même à l’apéro avec des amis, il ne se passe pas un repas sans être confronté au sucre. Si vous faisiez le calcul, vous seriez probablement surpris par votre propre consommation. Le Conseil supérieur de la Santé recommande de ne pas dépasser 10 % de l’apport énergétique sous forme de sucres ajoutés, soit 50 g par jour pour un adulte ayant des besoins moyens de 2 000 kcal. À titre d’exemple : un morceau de sucre standard contient 6g de sucre, une canette de 33 cl d’Orangina en contient 33g, une tablette Nestlé dessert Noir de 205g en contient 94g. Vous l’aurez compris, le sucre est omniprésent et s’en passer demande une vigilance de chaque instant.
Rendez-vous dès la semaine prochaine pour connaître la suite de ce challenge et découvrir les effets d’un mois sans sucre sur le corps.
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