Pourquoi le Ice Bucket Challenge refait surface 11 ans plus tard ? - La trend avait pour la première fois vu le jour en 2014. - Camille Vernin

Pourquoi le Ice Bucket Challenge refait surface 11 ans plus tard ?

11 ans après son succès planétaire, le Ice Bucket Challenge débarque à nouveau sur nos écrans, mais cette fois, c’est pour libérer la parole sur la santé mentale.
sosoir
Photo
Unsplash

Onze ans après avoir saturé nos fils d’actu à coups de bassines glacées et de célébrités hurlant sous l’eau, le Ice Bucket Challenge ressuscite. Et cette fois, ce n’est pas pour la maladie de Charcot, mais pour la santé mentale. Plus précisément, pour rappeler que « parler quand ça ne va pas » ne devrait pas être un acte de bravoure, mais un réflexe basique du quotidien, comme aller chez le dentiste.

Voici le meilleur moyen d’améliorer sa santé mentale selon la science :

Nouvelle décennie, nouvelle urgence

Retour en 2014. Le monde découvre le plaisir sadique de se renverser un seau d’eau glacée sur la tête. Le but : sensibiliser à la sclérose latérale amyotrophique (SLA), alias la maladie de Charcot. À l’époque, les vidéos envahissent Facebook (oui, Facebook). Chacun y va de sa mise en scène. Même Bill Gates s’y met, en mode bricoleur de génie avec structure en métal intégrée. Résultat : 220 millions de dollars récoltés et une avancée scientifique majeure avec la découverte de nouveaux gènes liés à la maladie. Un coup de com devenu cas d’école. Mais comme toutes les tendances virales, celle-ci a fondu aussi vite qu’un glaçon. À moins que…

Avance rapide et 2025. Le challenge est le même, mais l’enjeu a changé. #SpeakYourMind, est une initiative lancée par un groupe d’étudiants de Caroline du Sud, qui remet le Ice Bucket Challenge au goût du jour pour visibiliser un autre combat : la santé mentale chez les jeunes. L’idée ? Encourager à parler de son anxiété, de son burn-out ou de sa dépression de façon naturelle. « On veut que les conversations sur la santé mentale deviennent aussi banales que celles sur les blessures physiques », lâche Wade Jefferson, l’un des fondateurs du mouvement.

« Un psy, c’est pas un caprice »

Le phénomène a rapidement dépassé les frontières américaines pour se faufiler en Belgique et en France. On relance la mécanique : une bassine, trois nominations, un message engagé. Résultat : des millions de vues, des seaux d’eau dans tous les sens, et une nuée de créateurs de contenu qui balancent des punchlines entre deux claquements de dents telles que « Si tu vas mal, parle » ou « Un psy, c’est pas un caprice ». Certains allongent volontairement leurs vidéos au-delà d’une minute, histoire de générer quelques euros supplémentaires à reverser à des associations de prévention du suicide ou de soutien psychologique.

Certes, on peut ironiser sur le côté performatif de la chose. Se filmer en train de recevoir un seau d’eau froide sur la tête n’a jamais soigné personne. Mais si une vidéo un peu drôle peut déstigmatiser la dépression plus efficacement qu’une campagne de prévention à la papa, pourquoi pas ? Pour rappel, on estime à 1 sur 5 le nombre de jeunes entre 15 et 25 ans présentant un trouble mental en Belgique aujourd’hui. Parmi eux, 10 % tenteront un suicide ou se feront du mal.

Ne manquez plus aucune actualité lifestyle sur sosoir.lesoir.be et abonnez-vous dès maintenant à nos newsletters thématiques en cliquant ici.

Contenus sponsorisés

Magazine

MagazineJe découvre
SO FRIEND

SO FRIEND

So soir est une communauté… Découvrez nos concours et avantages so friend!

je découvre
CARNET D’ADRESSES

CARNET D’ADRESSES

Découvrez les bons plans sorties avec SoSoir

je découvre
MASTERCLASS

MASTERCLASS

Découvrez comment sublimer votre plateau de fromages.

je découvre