
On aimerait croire que notre corps sait ce qu’il fait. Qu’il réclame à manger quand il a faim, qu’il s’arrête quand il est repu, qu’il distingue la gourmandise du besoin vital. Sauf que notre corps, comme tout le monde, a appris à gérer des injonctions contradictoires : sois mince, fais-toi plaisir, mange équilibré, ne sois pas relou à compter tes calories. Résultat ? On mange souvent trop, souvent sans s’en rendre compte.
Dans un post très clair et bienveillant, Léa Couegnias, coach experte en nutrition et en perte de poids, pointe cinq signes qui montrent que vous êtes (peut-être) en suralimentation. Pas de moralisation ici. Juste une invitation à remettre du bon sens là où la culture des régimes a tout embrouillé.
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1. Vous avez soif… juste après avoir mangé
Premier signe, et pas des moindres : la soif déguisée en faim. C’est bête, mais fréquent. On se jette sur un snack alors qu’un simple verre d’eau aurait suffi. Le corps envoie un signal. Mal interprété, il se transforme en repas fantôme. Résultat : on mange pour rien, ou plutôt pour combler un vide qui n’était pas calorique. Si vous avez soif juste après avoir mangé, c’est peut-être que vous aviez simplement besoin d’eau et que vous avez confondu les signaux.
2. Vous mangez devant votre ordi
Devant un téléphone, un ordi, la télé… L’attention est ailleurs, les signaux de satiété aussi. Des études montrent qu’on consomme jusqu’à 20 % de plus quand on mange en étant distrait. Le problème n’est pas la série, c’est l’autopilotage. On mange mécaniquement, sans plus savoir si on a encore faim ou juste l’habitude de mâcher.
3. Vous vous sentez lourd, ballonné, fatigué
Quand on termine un repas sur une sensation de lourdeur, c’est que le corps a bossé en surchauffe. Et ce n’est pas qu’une question de quantité : c’est un manque d’écoute, un timing mal calé, un effort imposé à l’organisme qui aurait préféré qu’on s’arrête trois fourchettes plus tôt. Le message de votre corps est clair : « Stop, j’ai trop bossé là, tu m’as surchargé ».
4. Vous gigotez, vous repoussez l’assiette, vous bougez sur votre chaise
Souvent imperceptible, mais très révélateur. On change de position, on pousse l’assiette du bout des doigts, on respire plus fort. Ces micro-gestes sont autant de clignotants corporels qui disent : stop, c’est bon, ça suffit. Le souci, c’est qu’on ne les écoute plus. Parce qu’on a appris à finir, à optimiser, à ne pas gâcher. Même au détriment de soi.
5. Ce que vous mangez devient fade
Le plat était incroyable. Et puis, sans prévenir, il ne l’est plus. Le goût s’est éteint, l’envie a disparu. Ce n’est pas vous qui devenez difficile, c’est juste votre cerveau qui décroche. Quand le plaisir baisse avant la fin, c’est que le besoin énergétique est déjà comblé. Ce qu’on continue à avaler, c’est du bonus. Ou du trop.
La suralimentation : un symptôme, pas une faute
Bref, ce que Léa Couegnias rappelle, c’est que la suralimentation n’est pas une question de volonté défaillante ou de manque de discipline. C’est souvent un mélange explosif entre fatigue, surcharge mentale, hyperstimulation, et désapprentissage sensoriel. On mange trop parce qu’on ne s’écoute plus. Parce qu’on a appris à ignorer nos besoins.
Moralité ? On respire. On boit un verre d’eau. On ferme l’ordi. Et on se rappelle que manger, ce n’est pas juste remplir un quota calorique. C’est s’honorer. Se respecter. Et parfois, dire stop.
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