
On l’avait presque oublié. Niché entre Saint-Gilles et Uccle, le parc de Forest était ce genre d’endroit qu’on traversait plus qu’on ne visitait. Un peu poussiéreux, un peu désuet, joli mais fatigué. Et puis il y a eu le chantier. Trois ans de travaux, dix millions d’euros injectés, une relecture du parc version 2025, mais avec l’élégance des années 50 dans le viseur. Résultat ? Un lifting intelligent, sensible, qui rend à cet espace vert bruxellois toute sa superbe. Et qui en fait, au passage, le nouveau QG de l’été.
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Une relecture vintage pour se poser, flâner, respirer
Le parc de Forest garde donc son ossature patrimoniale (ses arbres classés, ses courbes Art nouveau, son vieux chalet…), mais avec un bon lifting. Les chemins ont été redessinés comme à l’origine, le mobilier d’époque a été restauré, les auvents remis en état. Une élégance discrète, presque cinématographique, parfaite pour bouquiner sous les branches, pique-niquer sans foule, ou juste ne rien faire.
Au centre du parc, le vieux chalet a rouvert ses volets, flanqué désormais d’une terrasse ensoleillée, d’une plaine de jeux toute neuve, de sanitaires publics et même d’un point d’eau potable (rareté absolue dans la capitale en été). C’est simple, tout a été pensé pour qu’on puisse y passer toute la journée sans manquer de rien. Cerise sur le gâteau, on peut gravir les hauteurs du parc en mode slow grâce à un sentier en spirale, façon mini rando urbaine.
Forest, la commune discrète qui monte
Il y a Bruxelles-la-fêtarde, Bruxelles-la-touristique, Bruxelles-la-bobo, et puis il y a Forest. Plus calme, plus verte, plus brute aussi. Une commune longtemps sous-côtée, mais qui attire de plus en plus celles et ceux qui cherchent un peu d’authenticité, sans compromis sur la qualité de vie. Ici, pas de frime, mais une vraie vibe de quartier : l’Abbaye de Forest et ses expos, le Wiels, le marché du dimanche, et maintenant ce parc flambant neuf, qui devient le spot de repli parfait dès que le bitume chauffe trop.
Le parc cache en prime une petite prouesse d’ingénierie verte. Deux nouvelles zones d’infiltration naturelle ont été créées pour mieux gérer les eaux de pluie – dont l’une transformée en théâtre de verdure. De quoi réguler les inondations, nourrir les pelouses, et créer un miroir d’eau ultra poétique au coucher du soleil. Un parc plus beau, mais surtout plus résilient, pensé pour durer et s’adapter au climat de demain.
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