Cette institution bruxelloise fait ses adieux après 50 ans - L’iconique brasserie ixelloise tire sa révérence. - Camille Vernin

Cette institution bruxelloise fait ses adieux après 50 ans

Si ses murs pouvaient parler, ils raconteraient cinq décennies de blocus étudiants, de dîners en famille et de verres en terrasse. Véritable institution du quartier du Cimetière d’Ixelles, La Mirabelle vient de baisser le rideau ce 1er janvier.
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D.R.

Si vous avez étudié ou habité près du Cimetière d’Ixelles (« cimedix » pour les intimes), vous êtes forcément passés devant. Avec sa façade rouge emblématique installée depuis plus de cinq décennies, on peut dire que la brasserie La Mirabelle faisait partie du décor dans le quartier du Cimetière d’Ixelles. Pourtant, après plus d’un demi-siècle d’exercice, l’établissement situé Chaussée de Boondael a annoncé officiellement qu’il fermait ses portes ce 1er janvier 2026.

Fondée en 1976, La Mirabelle était le repère des grands groupes venus festoyés et des habitués à la recherche d’un repas roboratif et efficace. Pourtant, après cinquante années de service, l’équipe a annoncé via un communiqué sa fermeture qualifiée de « difficile mais nécessaire ».

Grande Piazza, le nouvel italien qui ne se prend pas au sérieux :

Une histoire de famille avant tout

Ce qui rend ce départ particulièrement émouvant pour les habitués, c’est l’âme du lieu. Comme le soulignent les propriétaires, La Mirabelle était une entreprise familiale portée par trois générations successives. Un lieu de convivialité et d’échanges qui a vu défiler des milliers de Bruxellois.

Dans leur message d’adieu, les gérants ont tenu à remercier leur clientèle : « Nous sommes profondément reconnaissants à chacun d’entre vous pour votre fidélité, votre soutien et les souvenirs que nous avons construits ensemble au fil des années. »

Bientôt un repreneur ?

Que les nostalgiques sèchent leurs larmes : si la famille tire sa révérence, elle espère que l’âme de La Mirabelle lui survivra. L’objectif affiché n’est pas la disparition pure et simple du lieu, mais bien sa transmission.

L’équipe a exprimé sa volonté de « passer le flambeau » à un repreneur capable d’assurer la continuité de l’adresse. Le profil recherché ? Une « personne passionnée » qui pourra s’appuyer sur l’identité forte de la maison tout en y apportant « sa propre vision, tant culinaire qu’humaine ». L’avis est donc lancé aux entrepreneurs audacieux.

Bruxelles perd ses repères historiques

La fermeture de La Mirabelle s’inscrit dans une vague de départs. À quelques mètres de là, sur la même chaussée, le Léobar a lui aussi annoncé sa fermeture récemment, cherchant également un repreneur.

Le constat est similaire du côté de la Place Flagey où le célèbre pub irlandais De Valera’s a définitivement baissé le rideau le 31 décembre dernier après un dernier réveillon, faute d’accord avec le propriétaire des murs. Même son de cloche pour le Rock Classic Bar au centre-ville, après 30 ans de concerts.

Selon la Fédération Horeca Bruxelles, l’année 2025 a été particulièrement rude pour le secteur, marquée par une évolution des mœurs (la montée de la restauration rapide au détriment des brasseries traditionnelles) et un contexte économique sous pression. Dans le cas de La Mirabelle, il s’agirait d’une démarche volontaire, nullement dictée par les aléas financiers. Simplement l’envie de tourner une page… pour en démarrer une autre ?

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