
C’est le cycle éternel des tendances. Il suffit de basculer d’un côté pour voir l’autre extrême lui succéder. Logiquement, après notre obsession pour les croûtes caramélisées, il fallait s’attendre à quelque chose de mou et de fondant. Le « wet burger » apparaît comme l’anti-smash par excellence.
Au menu : un petit pain brioché, une viande hachée aillée, le tout intégralement imbibé d’une sauce tomate épicée et maintenu au chaud dans une étuve à vapeur. Résultat ? Un baba au rhum version street-food, avec un bun qui a tout bu, tout absorbé, saturé de goût jusqu’à l’indécence.
Voici où déguster l’un des meilleurs burgers végétariens de Bruxelles
Istanbul dans un hammam à l’ail
Pour comprendre le phénomène, il faut regarder du côté de la place Taksim, à Istanbul. Là-bas, l’Islak Burger (« islak » signifie humide en turc) est une institution, voire une religion nocturne née dans les années 60. Le set up ? une vitrine aux allures de machine à pop-corn où les burgers s’empilent et « transpirent » en chœur, s’imbibant lentement d’une vapeur chargée d’ail et de paprika. Parfait pour éponger sa nuit d’ivresse, le genre de petit guilty pleasure qu’on commande par paires pour caler la faim.
La France a déjà succombé (et nous ?)
Comme souvent, la fièvre est d’abord montée dans l’Hexagone. À Bordeaux, c’est un ancien candidat de Top Chef, Arthur Vonderheyden, qui a ouvert le bal avec Cosmique. Loin du boui-boui stambouliote, il propose une version « pimpée » : bœuf français, sauce tomate au romarin, cheddar et une finition à la machine à vapeur.
À Paris, la tendance s’est radicalisée avec l’ouverture récente de Slak. Ici, on joue la carte de l’authenticité brute et du cool rétro 70’s. Pas de chichis, mais une recette fidèle à celle d’Istanbul : pain sélectionné pour boire la sauce sans se désintégrer, viande juteuse et ambiance street food nocturne. Petit esprit « vacances sur le Bosphore », la touche design en plus.
Bientôt à Bruxelles ?
Alors, doit-on s’attendre à voir débarquer ces petits pains humides à Bruxelles ? Probablement. Après tout, ce qui cartonne à Paris finit toujours par lorgner vers chez nous. Puis il faut dire que l’ADN bruxellois est plutôt propice à cette street food réconfortante qui tient au corps. On aime manger avec les doigts, et on possède une culture du snack de fin de soirée inégalée.
En attendant l’ouverture du premier spot dédié à Saint-Gilles, on tente donc l’expérience lors de notre prochain périple à Paris ou Bordeaux. Pour faire glisser tout ça, on commande un ayran (ce yaourt turc à boire salé). C’est la tradition, et le seul moyen d’épargner votre entourage après une telle charge d’ail.
Ne manquez plus aucune actualité lifestyle sur sosoir.lesoir.be et abonnez-vous dès maintenant à nos newsletters thématiques en cliquant ici.
Sur le même sujet














