
En l’espace de quelques années, les Dolomites sont devenues l’une des destinations les plus prisées d’Italie et plus généralement d’Europe. Verdure à perte de vue, montagnes vertigineuses et atmosphère apaisante, l’endroit à tout pour séduire les touristes. Un peu trop… Car les Dolomites sont victimes de leur succès et en proie au surtourisme. Pour lutter contre les hordes de visiteurs, les autorités de la petite ville de Funes ont décidé d’employer la manière forte.
Funes est l’un des endroits les plus emblématiques des Dolomites et l’une de ses plus belles cartes postales. La ville est connue pour son sublime panorama où se trouve une petite église du XVe siècle qui semble perdue au milieu de nulle part. En toile de fond, les majestueux sommets du groupe de montagnes des Odle. Un tel cadre attire forcément les visiteurs. Avec la puissance des images et des réseaux sociaux, Funes s’est transformée en spot hautement Instagram. Et c’est bien connu, la foule attire la foule. Jusqu’à l’asphyxie…

Des zones uniquement réservées aux résidents mises en place
Les autorités de Funes ont donc décidé d’agir comme le rapporte le Times. Le média britannique indique que la hausse des visiteurs internationaux a eu des conséquences négatives avec davantage de déchets et d’embouteillages. Face à ces fléaux, il a été décidé que lors de la haute saison, de mi-mai à novembre, des barrières seront installées, fermant la route à tous sauf aux résidents et aux personnes ayant réservé un hébergement. Les excursionnistes d’un jour, avides de photos, seront invités à emprunter un sentier qui leur fera parcourir une quinzaine de minutes à pied pour admirer ce panorama exceptionnel.
Le Times explique qu’il s’agit de la deuxième tentative de la ville pour interdire l’accès aux visiteurs. Il y a trois ans, les visiteurs « suivaient les habitants en passant à travers les barrières ouvertes ou les contournaient ». Mais cette année, les barrières seront déplacées sur une portion de route plus large afin d’éviter les embouteillages et seront surveillées par du personnel.
Ces nouvelles mesures montrent une nouvelle fois l’impact du surtourisme sur l’environnement et invitent à se questionner sur sa manière de voyager en 2026. Et si on essayait de privilégier des destinations plus proches de chez nous ou directement en Belgique pour s’adonner au staycation et au microtourisme ? Une autre manière de découvrir le monde, plus consciente et avec plus de proximité.
En parlant de microtourisme, découvrez en vidéo notre immersion au jardin japonais d’Hasselt, l’un des plus grands d’Europe :
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