Jean Dujardin nous présente son whisky - Antoine Gravouil, Eric Lafon, Olivier Carsoule et Jean Dujardin, le quatuor derrière les whiskies Aventure. - Sigrid Descamps - Journaliste

Jean Dujardin nous présente son whisky

L’acteur oscarisé était de passage à Bruxelles ce week-end pour présenter non pas un film, mais du whisky. Une « Aventure » – du nom de cette nouvelle gamme d’eaux-de-vie – menée entre amis, qu’il a rejointe par pure passion.
Sigrid Descamps Journaliste
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Marcel Hartmann

La rencontre prend place, en vitesse, à l’Hôtel Amigo, où se tiendra le soir même une session de dégustation réservée à quelques invités. Sur place, nous rejoignons Jean Dujardin et deux de ses amis et associés, Antoine Gravouil et Olivier Carsoule (le 4e larron, Eric Lafon, manque à l’appel ce soir-là), venus présenter leur bébé… ou plutôt leurs bébés : trois whiskies français, sortis des cuves de la Bordeaux Distilling Company, première distillerie française à produire du rye whisky; une distillerie urbaine, installée dans le quartier bordelais de Bacalan.

Jean Dujardin nous présente son whisky - D.R. - Sigrid Descamps - Journaliste
Les whiskies ont été présentés lors d’une soirée privée à l’Hôtel Amigo ce vendredi 13 mars. - D.R.

Le projet, c’est voulu et même revendiqué, sort des sentiers battus, comme nous l’explique d’emblée Olivier Carsoule : « On propose du rye whisky, donc un whisky fait à partir de seigle, alors qu’en France, on connaît essentiellement le whisky à base d’orge maltée. Et là, c’est du sec. Et puis, le simple fait de produire du whisky sort des sentiers battus… Un whisky français, ce n’est pas ce qu’on attend tout de suite, même si on commence à en voir de plus en plus… » Avec en sus, comme le précise Jean Dujardin en souriant, « un pied de nez, car nous le produisons à Bordeaux, terre vinicole par excellence. Même si l’idée de départ n’est bien sûr pas la provocation, il se fait juste que Bordeaux nous relie depuis toujours… »

Un pour tous, tous pour le whisky

L’un des ingrédients clés de ces nouveaux breuvages, outre le seigle, c’est en effet l’amitié. Comme le précise leur communique : « C’est d’abord l’aventure d’une bande de copains, d’une amitié forgée au fil du temps et des verres partagés ». Un projet fomenté à trois – Antoine, Eric et Olivier – qui, selon ce dernier, « s’imposait. On est tous arrivés à un âge où on a envie de faire des choix avec des gens qu’on connaît et qu’on apprécie ».

Jean Dujardin nous présente son whisky - Marcel Hartmann - Sigrid Descamps - Journaliste
Antoine Gravouil, au centre, est au cœur de la production ; ses trois associés sont – selon leurs propres termes – « les improductifs : on gère, on communique, on discute des bouteilles, du prix, du design, des produits que l’on veut développer… on est tous en contact tout le temps. » - Marcel Hartmann

Un projet que Jean Dujardin, proche du trio, a rejoint peu après, non pour combler des envies de businessman, mais par pur plaisir : « Ce whisky, pour moi, ce n’est pas du tout un caprice ni une danseuse, ça m’intéresse vraiment. Dès le début, dès qu’Olivier m’a parlé du projet, j’ai trouvé ça passionnant et j’ai voulu en savoir plus et j’ai naturellement rejoint l’aventure. Je trouve aussi que le produit correspond assez bien au milieu du cinéma. Il y a quelque chose d’assez cohérent avec tout ça. Mais surtout, j’aime beaucoup le produit, sa façon d’exister. Et puis, c’est toujours très gratifiant d’être à la naissance d’un projet comme ça. »

De là à en devenir un ambassadeur, voire une égérie, à l’instar de son ami George Clooney pour une célèbre maison de café ? L’acteur éclate de rire : « J’aimerais déjà avoir la même carrière. Mon seul but est d’essayer d’éclairer le plus possible ce produit et son art, sa fabrication, mais sans pression. On ne produit pas des volumes de dingue. On prend notre temps et on y va doucement. » Pour l’anecdote, c’est lui qui a eu l’idée de venir présenter les whiskies à Bruxelles, «parce j’aime cette ville, tout simplement, je m’y sens bien chaque fois que je viens. Je saisis donc chaque occasion qui se présente pour y venir... »

La meilleure façon de le boire

Quand on demande au trio comment savourer le rye whisky, les réponses divergent : Antoine, responsable de la production, le préfère sec… Olivier, le savoure plutôt « le soir, on the rocks, ou alors, avec de la ginger beer et un peu de citron ». Jean Dujardin, l’aime également « sur glace, vers 18 h, avec un cigare. Parfois, je ne le bois même pas, j’y trempe juste les lèvres, c’est un alcool de réflexion. »

Produits en quantité limitée, les whiskies Aventure peuvent être commandés pour la Belgique en direct sur le site de la distillerie (à partir de 59 euros). Olivier Carsoule : « Pour l’heure, nous en proposons trois différents ; on pense en sortir un quatrième, peut-être en mai. L’art du whisky, c’est aussi le vieillissement… Ce sera la gamme permanente à laquelle s’ajouteront des séries expérimentales, vieillies dans des fûts d’alcool divers, pour donner des goûts différents. Elles seront produites dans des volumes limités ; on va essayer d’en sortir deux, trois chaque année. »

Dégustation encadrée, réservée aux personnes majeures. L’abus d’alcool est dangereux pour la santé.

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